Tour de France - Tom Steels : «Encore trois sprints massifs, et on a Tim Merlier»
L'équipe Soudal Quick-Step semble attendre son heure sur ce Tour de France. Discrète depuis le début de la course et sans véritable homme pour le classement général, le "Wolfpack" attends les sprints pour se montrer. Et comme l'explique Tom Steels, directeur sportif de la formation Soudal Quick-Step au micro de Cyclism'Actu après la 4e étape, Tim Merlier et l'équipe belge auront l'occasion de se montrer, voire de gagner.
"Le premier objectif, c'est de gagner une étape"
Tom, parles-nous de ce début de Tour pour ton équipe.
Ça va, je pense qui'Ilan (Van Wilder) a bien couru, il est bien placé au classement général (14e après l'étape 4). Aujourd'hui, on avait quelqu'un dans l'échappée. Et maintenant, il y a encore trois sprints massifs, on a Tim Merlier.
Le premier sprint massif c'est ce mercredi à Pau, et forcément on pense à Tim Merlier.
Oui, ça c'est le premier sprint massif, je pense. On verra combien de force les derniers jours ont déjà puisé les coureurs. Mais j'espère que Tim est encore bien.
Pour le maillot vert, par contre, il y en a un qui a pris de l'avance, c'est Mads Pedersen.
On a déjà vu hier (étape 3) qu'il est fort, qu'il peut aller dans l'échappée. Et aujourd'hui aussi, il a gagné l'étape, il a pris beaucoup de points au sprint intermédiaire. Ça va être vraiment un adversaire très fort. Mais je pense que le premier objectif, surtout avec la chaleur, c'est quand même de gagner une étape.
Vous avez déjà connu une canicule aussi importante sur le Tour de France par le passé ?
Peut-être un ou deux jours, pendant les trois semaines. Mais la chaleur comme maintenant, c'est vraiment dur. Tout le monde souffre. C'est une grande bataille dans les voitures pour avoir des bidons et la glace, et ce n'est pas facile. Je ne sais pas combien de bidons les coureurs ont pris, mais 30 bidons par coureur, ce n'est pas exagéré.
Il le subit ? Est-ce que le coureur arrive à gérer cette chaleur ?
On le subit plus qu'on peut le gérer. Ce sont quand-même des athlètes exceptionnels, mais ce n'est pas évident non plus pour eux. Si tu manques un bidon et que tu passes 30-40 kilomètres sans, c'est déjà dangereux. C'est vraiment les limites.
