Tour de France - Clément Braz Afonso : «Face aux champions qu'il y a devant...»
Clément Braz Afonso (Groupama - FDJ United) a bouclé la 9e étape du Tour de France en Corrèze au sein du peloton des favoris, lors d'une journée remportée par le Néerlandais Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech). Actif en début de course pour tenter d'intégrer l'échappée, le Français a mesuré le niveau d'exigence requis sur la Grande Boucle avant de s'accrocher jusqu'au bout sous la chaleur. Pour son premier Tour de France, il aborde la journée de repos avec l'envie d'apprendre. Il s'est exprimé au micro des médias après l'arrivée.
Vidéo - Clément Braz Afonso à l'issu de cette 9e étape du Tour de France
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"Tout le monde veut gagner des étapes et peut-être qu'aujourd'hui ils voulaient gagner"
"Je me suis dit que ça ne s'annonçait pas pour aller très loin et je savais que l'UAE allait rouler parce qu'un coureur était à trois minutes il me semble. Je pense que la forme est plutôt bonne, mais je me rends compte que sur le Tour, il faut faire un effort pour aller dans l'échappée, mais vraiment un seul. Face aux champions qu'il y a devant, si on fait un poil trop d'effort, après ils nous sortent, et ça a été le cas aujourd'hui. Incompréhension de voir les grosses équipes rouler ? Incompréhension oui et non. Pidcock est un candidat au général, je ne sais plus vraiment à combien il était au départ. S'il est à huit minutes, c'est vrai qu'il y a une incompréhension. Après, tout le monde a des buts sur le Tour de France, tout le monde veut faire le maximum, tout le monde veut gagner des étapes et peut-être qu'aujourd'hui ils voulaient gagner avec Del Toro ou au sprint.
En fait, on voit que c'est dur de se faufiler, de se mettre devant, peut-être plus que les années passées ou sur les autres Tours. Je n'en sais rien, c'est mon premier Tour de France. Mais c'est toujours comme ça : vous avez les équipes de leaders devant et après, quand on est un peu inférieur, on est à l'arrière. Aujourd'hui ça allait, il n'y avait pas trop de moments compliqués où ce n'était pas bien d'être mal placé. Mais ça fait mal, c'est sûr. Les relances, tout ça, ça fait mal et au fil de la journée on le paye. En fait, ça ne décourage pas. C'est juste qu'une fois que j'ai tenté l'échappée et que je me retrouve dans le peloton, c'est vrai que là, mentalement, j'y crois moins et forcément je n'ai plus la même grinta que si je jouais la victoire à l'avant. Je n'ai plus la même mentalité, mais aujourd'hui je me suis accroché parce que demain c'est le repos et j'avais envie de bien finir, sur une bonne note", a-t-il déclaré
