Tour de France - Jordan Jegat : «La canicule, la chaleur... on ne gère pas»
Par Esteban DA COSTA le 12/07/2026 à 18:59
Neuvième jour de course sur cette édition 2026 du Tour de France. Direction la Corrèze, plus précisément Ussel, où Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) est venu décrocher son troisième succès d'étape sur la Grande Boucle, devant Tobias Halland Johannessen (Uno-X Mobility) et Tom Pidcock (Pinarello-Q36.5 Pro Cycling Team). Présent à l'avant de la course durant une bonne partie de l'étape, Jordan Jegat (Team TotalEnergies) a finalement pris une solide 9e place. Le Français s'est exprimé au micro de Cyclism'Actu après l'arrivée.
"Vu mon début de saison, il ne fallait pas non plus s'attendre à des miracles"
"J'ai essayé d'être devant. Quand j'ai vu les coureurs qui étaient avec moi, franchement, je n'étais plus très motivé à rester à l'avant. Et puis ça a attaqué très tôt. Honnêtement, je n'ai aucun regret. Même s'ils sont allés au bout, je n'avais pas les jambes pour les suivre."
On arrive à la fin de cette première semaine, après neuf jours de course sous la canicule. Quel bilan tirez-vous de ce début de Tour avant la journée de repos ?
Ça va. C'est dur, mais je suis toujours là, donc ça va. J'espérais être meilleur dans les Pyrénées, mais je suis quand même à mon niveau. J'espère encore monter en puissance.
Par rapport à l'an dernier, l'objectif était justement de monter en puissance ?
Oui, forcément. J'aurais aimé progresser et être meilleur que l'année dernière. Aujourd'hui, je pense que je suis au même niveau. Mais vu mon début de saison, il ne fallait pas non plus s'attendre à des miracles. Ça reste le Tour de France et je suis quand même à un bon niveau.
Comment vous sentez-vous physiquement après cette première semaine de course ?
Franchement, ça va. On a eu deux journées pour les sprinteurs où c'était un peu plus calme, donc on a quand même pu souffler un peu.
Sentez-vous déjà cette montée en puissance, malgré votre début de saison perturbé ?
Pas forcément. Mais lors des deux derniers Tours, j'étais meilleur à la fin qu'au début. J'espère que ce sera encore le cas cette année.
Comment gère-t-on une journée de course sous une telle canicule ?
On ne la gère pas vraiment, on fait ce qu'on peut. Franchement, c'est la chasse aux bidons pour pouvoir s'arroser et boire régulièrement.
