Tour de France - Mauro Gianetti : «On voulait faire partir l'échappée, mais...»
Par Jules STEPHO le 12/07/2026 à 19:52
Mauro Gianetti (manager de l'équipe UAE Team Emirates - XRG) a tiré une bonne conclusion de la première semaine du Tour de France de sa formation. Avec le maillot jaune solidement installé sur les épaules de Tadej Pogacar après son coup de force au Tourmalet, l'équipe émiratie aborde la journée de repos en position de force. Le dirigeant s'est exprimé au micro des médias pour analyser la situation et répondre aux critiques sur le contrôle de la course.
"Le niveau du Tour cette année est vraiment très, très élevé"
Globalement, on vous imagine très satisfait de cette première semaine ?
Oui, c'était une très belle semaine pour nous, on a bien commencé avec les deux étapes en Espagne et puis la grande étape de Tadej, le jour du Tourmalet. Donc, au-delà des trois victoires d'étape, c'est l'équipe ensemble qui marche très bien et le fait que Tadej a déjà réussi à mettre un bon écart entre lui et ses adversaires. Heureusement, demain il y a une bonne journée de repos pour tout le monde. Et je voudrais dire, pas que pour les coureurs, pour les staffs de l'équipe, mais pour tous les gens qui travaillent pour l'organisation, qui sont là toute la journée sous la chaleur aussi. Ce n'est pas facile pour eux non plus parce que des fois on les oublie, on pense aux coureurs, mais tous les gens qui travaillent pour l'organisation souffrent aussi de la chaleur.
Votre équipe et le peloton sont fatigués avec la canicule, vous les trouvez plus éprouvés que d'habitude ?
Oui, la chaleur met beaucoup de fatigue, plus que normal. Ça s'est vu aujourd'hui, il y avait beaucoup de fatigue dès le départ et c'est normal, chaque personne souffre de la chaleur. Donc, c'est vrai que tout le monde a vraiment besoin d'une journée de repos, même si ce ne serait pas de refus d'en avoir deux.
Que peut-il arriver à Tadej pour ne pas gagner ce Tour, au vu de sa supériorité actuelle ?
C'est ça, il faut faire la route, il faut arriver au bout, il y a plein de choses qui peuvent se passer. Donc, c'est vrai qu'il est dans une bonne position, son historique parle pour lui, c'est un coureur qui a de grosses qualités, donc il est bien parti. Mais c'est vrai qu'il y a la chaleur, les adversaires... Parce que l'autre jour c'est lui qui a réussi à faire quelque chose d'extraordinaire, mais Vingegaard, on l'a déjà vu aussi faire des choses extraordinaires. Il y a des jeunes qui arrivent comme Ayuso, comme Seixas, ou le couple Lipowitz-Evenepoel qui peuvent inventer des choses. Donc, le niveau du Tour cette année est vraiment très, très élevé. Et donc, c'est sûr, nous, on doit rester concentrés et se méfier de tout le monde.
Certains coureurs échappés râlent un peu en disant qu'UAE roule tout le temps et ne laisse rien partir. Pourquoi un tel verrouillage ?
Non, mais on voulait faire partir l'échappée, mais du moment qu'on ralentissait l'allure, il y avait des attaques et des contre-attaques. Donc, à un moment donné, on a essayé de laisser partir petit à petit, mais quand l'écart est arrivé à 1 minute 20, ce sont les autres équipes qui ont commencé à rouler. Donc, nous, on a fait ce qu'on a pu, mais finalement, ce n'est pas nous qui avons roulé durant les 50-60 derniers kilomètres. Ce n'est pas qu'on veut tout assécher, au contraire, on voudrait aussi faire quelques journées assez tranquilles, mais aujourd'hui, ce n'était pas la journée pour en faire une tranquille.
