Tour de France - Nicolas Prodhomme : «Paul encaissera facilement les 3 semaines»
Par Jules STEPHO le 12/07/2026 à 20:13
Nicolas Prodhomme (Decathlon CMA CGM Team) a rallié l'arrivée de la 9e étape en Corrèze pas loin du peloton des favoris, quelques secondes seulement derrière le vainqueur du jour, le Néerlandais Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech). Malgré une chaleur étouffante et un scénario particulièrement usant que le peloton a du mal à s'expliquer, le grimpeur français tire un bilan très positif de cette première semaine pour sa formation et pour son jeune leader de 19 ans, Paul Seixas. Il s'est exprimé au micro des médias après l'arrivée.
"C'est vrai que c'était encore une journée folle"
"Oui, c'est vrai que c'était encore une journée folle. Je ne m'attendais pas spécialement à ça. Je m'attendais à ce que ce soit fou jusqu'à ce que l'échappée partie et qu'après il y ait vraiment un tempo d'UAE tranquille et tout ça. Au final, l'étape a été folle toute la journée. UAE roulait fort pour maintenir une minute, une 1 min 40 s maximum et je n'ai pas trop compris pourquoi. Une journée folle où les bidons étaient hyper importants. J'ai pris la musette, j'ai failli me retrouver dans un autre groupe parce que l'échappée n'était pas encore partie. L'hydratation et s'arroser, c'était tellement primordial aujourd'hui que j'ai préféré prendre cette musette à cet endroit-là. Ça n'a jamais débranché, non, jamais. Je n'ai toujours pas compris. J'essayerai de comprendre pourquoi on roulait aussi fort. Mais oui, c'était une journée folle. Quand c'est comme ça, il y a des coureurs qui vont leur demander "les gars, qu'est-ce que vous faites ?". Je ne sais pas, parce que même Tadej, à un moment donné, il voulait se mettre entre Red Bull et nous pour être un peu plus à l'abri et pas trop à l'avant, et il n'avait pas l'air si content que ça. Je ne sais pas si c'est des ordres d'équipe qui roulent, mais ça a posé beaucoup de questions. On a demandé à Tadej pour savoir s'il avait un peu prévu d'attaquer dans la dernière bosse, même si ce n'était pas très long. Le retour jusqu'à la ligne d'arrivée n'était pas favorable à un homme seul. On ne comprenait pas, même dans la radio. On ne comprenait pas, mais non, ça roulait tellement.
Mardi, il y a 3 800 mètres de dénivelé positif. En réalité, c'est eux qui ont le maillot, donc ce sont eux qui ont les clés de la course en main. Nous, on va voir pour la stratégie, mais avant ça, il y a un peu de repos. Au niveau des favoris du général, oui, j'ai vraiment de très bonnes jambes, et c'est vraiment cool. Je suis vraiment satisfait de mes jambes, et ça permet d'aider au maximum Paul. Le bilan est positif, vraiment. Une victoire d'étape avec Olav, c'est trop bien. Le chrono était correct aussi. Paul est dans le match, donc on sait que pour ces trois semaines, tous les voyants sont au vert pour le général. Paul va découvrir aussi des nouveautés, une deuxième semaine de compétition. Il faut l'accompagner dans tout ça, oui, c'est sûr. Après, les deux journées précédentes n'étaient pas si dures que ça. Je sais que Paul est habitué à faire des exercices. Avec le cyclisme moderne, on a dû faire des exos tous les jours à l'entraînement, en stage. Donc les deux journées précédentes étaient faciles. Je ne suis pas du tout inquiet pour que Paul encaisse les jours", a-t-il déclaré.
