Tour de France - Tiesj Benoot : «Le jour le plus dur jusqu'à maintenant pour moi»
Tiesj Benoot (Decathlon CMA CGM) a bouclé l'éprouvante 9e étape du Tour de France en Corrèze au sein du peloton des favoris, échouant à seulement quelques secondes du vainqueur du jour, Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech). Malgré un scénario particulièrement usant imposé par la formation UAE Team Emirates - XRG et une chaleur étouffante qui pèse sur les organismes depuis le grand départ, le Belge s'est recentré sur son rôle de capitaine de route auprès de son jeune leader de 19 ans, Paul Seixas. Il s'est exprimé au micro des médias après l'arrivée.
"Je suis content de mes jambes, je suis là avec les coureurs du général"
"Oui, c'était un peu bizarre, c'était la folie au départ comme on l'avait anticipé. Il y avait des attaques partout et j'ai essayé de tenter ma chance un peu, mais à un certain moment, il ne restait que moi et Nico Prodhomme avec Paul, alors on s'est dit que c'était mieux que je reste aussi avec lui. On m'avait dit qu'au bout de 5-6 kilomètres, on devait faire le focus, et c'est là que j'ai vu l'échappée partir un peu partout. Je suis content de mes jambes, je suis là avec les coureurs du général, j'ai pu bien supporter Paul. Je n'ai pas vraiment compris pourquoi UAE voulait rouler si fort. Je pensais qu'il restait encore des équipiers avec eux dans la côte derrière, mais oui, ils ont le droit de le faire évidemment. Et à la fin, c'était vraiment limite pour que le peloton revienne et fasse le sprint. Ils sont revenus très proches de l'échappée, mais ils n'ont pas donné le coup supplémentaire pour aller les chercher, c'est bizarre. Peut-être qu'ils voulaient mettre le peloton en bloc, mettre un peu de fatigue dans les jambes, je ne sais pas. Pour moi, c'était le jour le plus dur jusqu'à maintenant.
Aujourd'hui, ça a été aussi une journée avec une grosse chaleur, on était dans une fournaise. Normalement, il y a toujours quelques jours à Nîmes ou à Carcassonne qui sont chauds comme ça, mais pas la totalité des 9 premiers jours. Ça, c'est la première fois. Et je pense que c'est aussi pour cela qu'il était tellement important pour moi et Nico de bien rester chez Paul et d'aller chercher des bidons, des glaçons et tout ça. Alors, on a essayé de le faire toute la journée et on a bien bossé. La chaleur quand il y a autant d'attaques, c'est beaucoup plus dur parce qu'il n'y a jamais de répit en fait, jamais de repos. Tu dois bien gérer les efforts parce que si tu vas un peu trop dans le rouge, tu ne récupères plus. C'est vrai, mais c'est pour tout le monde la même chose, ce n'est pas différent pour l'un que pour l'autre. C'est juste le cas de bien gérer et de bien réfléchir. Comment aider Paul pour sa première deuxième semaine sur un grand Tour ? Comme j'ai fait les 9 premiers jours. Je pense que pour lui, c'est important de bien récupérer lors du jour de repos demain. Ne pas trop en faire, mais ne pas faire non plus un vrai repos complet. Jusqu'à maintenant, il fait très bien et on essaie de continuer comme ça", a-t-il déclaré.
