Tour de France - Toiles d’araignée et nuit sur le balcon : le calvaire d'Uno-X
Par Jules STEPHO le 14/07/2026 à 10:48
En pleine journée de repos du Tour de France dans le Cantal, les coureurs de la formation Uno-X Mobility ont troqué leur récupération contre une nuit... compliquée. Logés par l'organisateur ASO dans un hôtel vétuste, insalubre et privé de climatisation en pleine période de canicule, certains athlètes ont fini par installer leur lit sur le balcon. Une situation précaire qui indigne les fans et relance le débat sur les conditions d'accueil des cyclistes professionnels. On vous raconte les mésaventure de l'équipe norvegienne !
Le récit de la nuits des coureurs de la Uno-X Mobility
Dimanche soir - L'arrivée des coureurs. C’est avec l'espoir de recharger les batteries après une première semaine éprouvante que le bus d’Uno-X Mobility se gare devant l’établissement sélectionné par l'ASO, dans le Cantal. Mais à peine les valises posées, l'enthousiasme retombe : l'hôtel accuse le poids des années.
21h30 - Le constat de l'insalubrité. En s'installant dans sa chambre, le coureur Anders Johannessen inspecte les lieux. Ce qu’il découvre le pousse à dégainer son smartphone pour filmer la scène : de la poussière accumulée, des recoins négligés et, surtout, d'impressionnantes toiles d’araignée. La vidéo, rapidement partagée sur le réseau social X, commence déjà à faire grincer des dents la communauté cycliste.
Could be worse, this is ours ? pic.twitter.com/ijPNxKc69Y
— Anders H. Johannessen (@AndersHJohanne2) July 13, 2026
Minuit – Le pic de chaleur. Le coup de grâce intervient au milieu de la nuit. Alors que la canicule écrase la région, les organismes des athlètes, déjà mis à rude épreuve par une première semaine éprouvante, surchauffent. L’établissement n’étant pas équipé de climatisation, l'air devient rapidement irrespirable à l'intérieur des chambres. Impossible de fermer l'œil.
02h00 - Le déménagement sur le balcon. Face à l'urgence de récupérer et au manque d'air, le système D l'emporte sur le protocole. Anders et Tobias Johannessen prennent une décision radicale : ils empoignent leurs matelas et leurs oreillers pour les traîner à l'extérieur. C'est finalement sur le balcon, à la belle étoile et à la recherche du moindre courant d'air frais, que les coureurs de la formation norvégienne termineront cette drôle de nuit.
Mardi matin -L'heure des comptes. Au réveil, Johannessen immortalise ce moment d'absurdité avec une story Instagram d'un sarcasme piquant : un selfie, son masque de sommeil sur le front, accompagné de la mention ironique : "Sleep 7/7, would recommend (un sommeil 10/10, je recommande". Pour une équipe professionnelle de ce standing, la pilule passe mal : ce moment crucial de récupération s'est transformé en un exercice de survie, ce qui relance de sérieuses questions sur le système de répartition des hôtels par l'organisation et sur l'équité de traitement entre les formations.
