Tour de France - Michel Callot : «Un nouveau partenaire majeur pour la Fédération»
Par François-Xavier LOUZE le 27/07/2026 à 10:30
Le Tour de France 2026 s'est conclu, ce dimanche 27 juillet, par une magnifique victoire de Mathieu Van der Poel (Alpecin-Premier Tech). Le Néerlandais, après s'être isolé avec Tadej Pogacar (UAE Team Emirates-XRG) dans l'ascension de la butte Montmartre, a résisté au retour du peloton dans les tout derniers mètres. A l'occasion de cette fin de Tour, Michel Callot, Président de la Fédération Française de Cylisme, s'est exprimé au micro de Cyclism'Actu. Annonçant l'arrivée d'un partenaire majeur pour la Fédération, il dresse également un bilan du Tour des coureurs Français, marqué par l'absence de victoire d'étape mais aussi de belles promesses pour le classement général avec Paul Seixas (Decathlon CMA CGM), Lenny Martinez (Bahrain-Victorious) ou encore Jordan Jegat (TotalEnergies).
"Les Français vont massivement gagner des étapes prochainement"
Président, on est à la fin de ce Tour, mais avant de parler du sportif, vous avez une annonce à nous faire : un partenariat entre Lidl et la FFC...
Oui, pour nous c'est une belle journée sur ce plan là. On annonce aujourd'hui un nouveau partenaire majeur pour la fédération avec Lidl. On a un partenariat avec Lidl France mais derrière, c'est une marque internationale qui nous rejoint. On est très fier que le travail de la fédération, tant sur le plan sportif que sur celui de la jeunesse et du sport-santé croise les valeurs et la dynamique d'une marque internationale de cette ampleur.
Vous voyez un enfant de vos terres au pied du podium, qu'en pensez-vous ?
C'est presque un soulagement, en tous cas, hier soir, ça l'était. Une 4e place sur le Tour de France à 19 ans, c'est tout simplement extraordinaire. Les qualificatifs manquent. En même temps, j'avais tellement peur, pendant cette 3e semaine, que ça lâche à un moment. Hier soir, c'était vraiment pour moi un plaisir important, une ouverture sur la vie qui se confirme encore un petit peu plus. Et avec Paul, on touche une dimension que le cyclisme français n'a certainement pas touché depuis très longtemps. C'est cet avenir-là qu'on a envie de regarder avec un grand sourire.
Il n'y a pas que Paul Seixas, on a trois Français dans le top 10 avec Lenny Martinez et Jordan Jegat. Mais pas de victoire française... c'est ça le hic ?
Ça, c'est la frustration. Mais je pense que les choses peuvent s'expliquer. On a une nouvelle génération qui est en train de s'affirmer. Il lui en manque peut-être un petit peu pour gagner. Et quand on regarde la liste des vainqueurs d'étape, peut-être à une exception près, ce sont tous des champions très confirmés avec des palmarès énormes qui ont gagné sur ce Tour de France. C'est ce cran là qu'il faut que cette génération franchisse. Mais ils sont tout près et je pense que ça va le faire de manière assez massive. Et puis n'oublions pas que nous n'avions pas notre sprinteur clé, déterminant, avec Paul Magnier. Paul, meilleur sprinteur du Tour d'Italie, peut apporter des victoires d'étape très prochainement à la France sur le Tour, c'est certains.
Tour de France - Tadej Pogacar : "Il va falloir me trouver un nouvel objectif !" #TDF2026 #Pogacar #WeAreUAE #UAETeamEmirates #ITW https://t.co/1Tl0EfIiwS
— Cyclism'Actu (@cyclismactu) July 27, 2026
"Les Mondiaux 2026 de Montréal, un duel entre Pogacar et Seixas"
Quelle image retiendriez-vous de ce Tour de France 2026 ?
Ce sera sans doute le Tourmalet avec Paul Seixas dans une position quasiment offensive, où on sentit toute sa hargne, toute son énergie et tout son talent...
Bernard Thévenet nous disait qu'on l'a peut-être vu un peu trop beau...
Je pense que c'est plutôt le feuilleton du Tour de France qui nous a amené sur autre chose. Au départ, on s'était dit : Paul va faire une course de trois semaines. Il faut qu'il résiste, il faut qu'on voit ce que ça donne. Et tout le monde se disait qu'un top 10 serait déjà très bien. Et petit à petit, on a vu ce match pour la 3e place s'installer, et on est devenu supporter de ça. Hier, tout le monde a été déçu parce qu'on s'est dit qu'il n'a pas manqué grand-chose pour qu'il soit sur le podium. Mais restons raisonnables. Il y a deux ans, il faisait des courses de 120 km. Il n'avait jamais fait une course avec autant de dénivelé qu'hier (samedi à l'Alpe d'Huez). Et c'était la 20e étape du Tour de France, ce n'est pas rien. Il faut donc remmettre les choses à leur place et saluer l'exploit et l'avènement de ce champion de demain. Quand je dis demain, ce n'est pas dans dix ans.
Alors, vivement 2027 ? Le Tour et après vos Mondiaux ?
Oui alors quand même entre-temps, un petit rendez-vous à Montréal sur une course d'une journée où on va retrouver, je pense, le duel entre Tadej Pogacar et Paul Seixas, comme on l'a vu à Liège-Bastogne-Liège.
