Tour de France - Julien Jurdie : «On avance dans l'inconnu, Paul Seixas nous épate»
Par François-Xavier LOUZE le 14/07/2026 à 19:17
La 10e étape du Tour de France a été remportée par Tadej Pogacar (UAE Team Emirates-XRG). Le Slovène a creusé son avance au classement général sur ses rivaux. Un classement général modifié, puisqu'il a vu Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) faire son entrée dans le top 5. Auteur d'une performance de très haut niveau, le Français d'à peine 19 ans a pris la 3e place de l'étape. Son manager, Julien Jurdie, s'en est réjoui devant différents médias, à l'arrivée.
"Journée collectivement parfaite"
"Il y a beaucoup de satisfaction ce soir, à l'issue de cette 10e étape. On savait que c'était un rendez-vous important, que c'était une étape piégeuse. On savait qu'avec le rouleau-compresseur UAE, ça allait dégainer dans l'avant-dernier col. Là-dessus, il n'y a pas eu de surprise. Le tempo était malgré tout assez fou. On a vu un fort collectif. C'est aussi ce que je retiens de la journée. On avait un plan très précis pour les ravitos. Et puis, on a sécurisé le positionnement dans le Puy Mary parce qu'on savait que la descente était dangereuse. La chute de Pidcock a été une bonne alerte. On leur a dit de descendre avec beaucoup de vigilance. Il y a eu un super collectif autour de Paul qui a bien conclu. On lui a dit qu'on jouait les bonifs. Il a réussi à prendre cette 3e place qui est importante psychologiquement."
"Journée collectivement parfaitement, et pour Paul également, il gratte une place au général. Il y aura deux autres rendez-vous importants pour le classement général, samedi et dimanche. On ne voit pas plus loin pour l'instant. On n'oublie pas que le garçon a juste 19 ans. On avance tous les jours, un peu dans l'inconnue. Paul nous épate. Faire 3e ici, c'est exceptionnel. On aborde cette fin de semaine avec beaucoup d'envie, on sait qu'il y a la possibilité de gagner demain au sprint avec Olav. On a beaucoup d'objectifs. Pour Paul, on a hâte d'être samedi. Le Perthus, c'était vraiment important, c'est là que se sont fait les écarts. Paul était "full gas"."
