Tour de France - Tom Pidcock : «Je n'aime pas vraiment les Grands Tours»
Par Nathan DELODDERE le 14/07/2026 à 17:16
En pleine période de surchauffe sur les routes du Tour de France, le Britannique Tom Pidcock s'est livré à une confession aussi rare qu'inattendue au micro de Sammy Neyrinck du média Belge Sporza. La veille de son échapée avec Mathieu van der Poel lors de l'étape 9 reliant Mallemort à Ussel ce dimache 12 juillet 2026, le leader de la formation Pinarello Q36.5 y a dévoilé sans fard son rapport complexe avec les courses de trois semaines, tout en dessinant les contours d'une "bucket list" personnelle bien éloignée des standards du cyclisme sur route moderne.
Tom Pidcock n'apprécie pas les courses de 3 semaines
Un pavé dans la mare des certitudes qui entourent le prodige de Leeds, à l'heure où sa carrière s'écrit sous de nouvelles couleurs. Le premier aveu de Tom Pidcock résonne comme un cri du cœur dans un cyclisme de plus en plus robotisé par la planification scientifique. "Pour être tout à fait honnête, je n'apprécie pas vraiment les Grands Tours. C'est juste de la souffrance au quotidien, de la routine, et l'aspect mental est extrêmement lourd à gérer pendant trois semaines" , a ainsi lâché le double champion olympique de VTT avec une sincérité désarmante.
Pour un coureur au tempérament d'artiste, qui carbure à l'instinct, le carcan tactique et le stress permanent d'un peloton de Grand Tour s'apparentent parfois à une prison dorée. Tom Pidcock explique qu'il se sent bridé sur l'asphalte par rapport aux disciplines tout-terrain : "En VTT ou en cyclo-cross, on court à l'instinct, il y a de la pure adrénaline et de la liberté. Sur un Grand Tour, tout est calculé, contrôlé par les oreillettes, et cela m'enlève une grande partie du plaisir de rouler." Cette déclaration jette un voile lucide sur ses ambitions de classement général, une quête de maillot jaune qu'il semble définitivement reléguer au second plan sous ses nouvelles couleurs.
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— Cyclism'Actu (@cyclismactu) July 13, 2026
Tom Pidcock fait du Tom Pidcock, il dévoile sa bucket list
Plutôt que de s'échiner à polir un profil de grimpeur pour viser un podium à Paris, le coureur de la Pinarello Q36.5 préfère rêver d'une tout autre immortalité sportive en dévoilant sa fameuse bucket list (liste de chose à faire avant de mourir) à Sammy Neyrinck. Dans son panthéon personnel, les épreuves d'un jour et les défis multidisciplinaires occupent désormais la place royale, loin des calculs d'apothicaire des courses par étapes. "Mon rêve ultime sur la route, ce sont les Monuments. Je veux gagner le Tour des Flandres et Paris-Roubaix. Ce sont des courses légendaires qui me font vibrer, bien plus qu'un top 5 anonyme sur un Grand Tour ", confie-t-il avec des étoiles dans les yeux.
Sa faim de victoires ne s'arrête d'ailleurs pas aux frontières de la route, puisqu'il ambitionne d'écrire l'histoire sur tous les terrains possibles : "Je veux continuer à régner sur le VTT et, pourquoi pas, tenter des défis insensés que personne d'autre n'a osé relever avant moi". Une mise au point salutaire qui rappelle que pour Tom Pidcock, l'amour du jeu et la liberté vaudront toujours plus que tous les watts du monde notamment avec des confidences un plus personnelles : "Je veux courir et piloter le Rallye de Monte-Carlo. Je veux absolument participer à la Rampage (une course de VTT freeride extrême), je ne suis plus si sûr pour la Coupe du Monde de descente." Mais aussi des projet plus éloignés du cyclismes comme:" Gravir l’Everest " par exemple, il ajoute aussi en souriant : " Rejoindre le 'Mile High Club', mais ça, c’est pour après ma carrière cycliste ". Un Tom Pidcock qui vise toujours les plus grands défis.
