Tour de France - Paul Seixas : «Toutes les 3e places n'ont pas la même saveur...»
Par Titouan LABOURIE le 14/07/2026 à 18:50
A 19 ans, Paul Seixas continu de marquer l'histoire du cyclisme. Le Français a été décroché ce mardi sur la 10e étape du Tour de France un premier podium ! 3e du jour derrière Tadej Pogacar (UAE Team Emirates XRG) et Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe), le leader de la formation Decathlon CMA CGM a une nouvelle fois fait forte impression. A l'issue de cette étape dans le massif central et grâce à la petite défaillance d'Isaac Del Toro (UAE Team EMirates XRG), Seixas grimpe à la 5e place du classement général.
"Le goudron fondait, la descente du Puy Mary était une patinoire"
"Ce fut une bonne journée. Toutes les troisièmes places sur le Tour de France n'ont pas la même saveur. Aujourd'hui, elle a quand même une très bonne saveur parce que c'était une journée extrêmement dure. Aller chercher la 3e place, finir parmi les premiers, les plus costauds du Tour, c'est super. C'était plus dur que Les Angles, différent de Gavarnie... Ce n'est pas le même type d'effort. L'étape du Tourmalet, c'était vraiment une étape pour grimpeur. Aujourd'hui c'était une étape de mecs forts tout simplement... avec bien sûr des grimpeurs mais aussi des efforts plus courts, plus chaotiques. Réussir à être présent sur ces deux types de terrain, c'est une bonne nouvelle. Le Tour est encore long, il faut savoir aussi ne pas faire n'importe quoi. Forcément, tout le monde était à fond. Je n'ai pas cherché à savoir ce qu'il fallait faire pour le maillot blanc. Aller le plus vite possible jusqu'à la ligne, c'était le plus important aujourd'hui."
Decathlon CMA CGM a choisi de rouler en tête de peloton dans le Puy Mary, mais ce n'était pas spécialement pour faire douter UAE : "C'était plus pour le positionnement. C'était quand même idéal avec l'équipe, on avait Nico, Matthew, Aurélien qui m'ont placé tout au long de la bosse. On a vu que la déscente était extrêmement dangereuse. Le goudron, à mon avis, il fondait ce qui fait que j'ai complètement perdu mes repères. Dans un virage, Nico est parti tout droit. Je me suis dit "qu'est-ce qu'il fait ?" Et j'ai senti ma roue arrière partir, sans même mettre de l'angle. Donc je me suis dit qu'il y avait un problème. Ensuite j'ai fini ma descente plutôt tranquille. J'ai senti ma roue avant partir dans un virage sans même comprendre pourquoi. Je pense que le goudron fondait vraiment parce que la descente, c'était une patinoire. Heureusement qu'on était devant à ce moment là, on a vu chuter quelques coureurs. C'est vraiment dommage de tomber à ce moment là. On n'a pas pris de risques. On n'a pas cherché à faire les fous dans la descente."
"Remco était peut-être le deuxième plus fort derrière Pogacar"
"Dès le pied du Perthus, j'ai senti que ça partait trop fort. J'ai géré. Mais ça s'est directement écrasé. Donc on s'est retrouvé dans un petit groupe de favoris. Après l'accélération de Pogacar, c'était à fond jusqu'en haut. On a cherché à collaborer mais ça a été compliqué... beaucoup de coureurs n'avaient pas réfléchi à la gestion du Perthus. Ils sont partis à fond dès le pied. Donc ça a créé le chaos dans le groupe. Remco était peut-être le deuxième plus fort derrière Pogacar. Aussi parce que c'est lui qui avait le plus à perdre, je pense."
