Tour de France - Tadej Pogacar : «Si je tombais, le Tour pouvait s'arrêter là...»
Le Maillot Jaune du Tour de France, Tadej Pogacar (UAE Team Emirates - XRG), a connu une énorme frayeur ce mercredi 15 juillet lors de la 11e étape remporté par Soren Waerenskold reliant Vichy à Nevers. Alors que le peloton filait à une vitesse record de près de 51 km/h de moyenne, le Slovène a failli partir à la faute après avoir heurté un bidon avec sa roue avant. S'il a réussi à miraculeusement garder l'équilibre pour conserver sa place de leader, cette alerte lui rappelle que le danger est permanent sur la Grande Boucle, même lors des étapes de transition promises aux sprinteurs.
"J'ai percuté un bidon devant moi avec ma roue"
"C'était une étape vraiment bonne mais très, très rapide. Je pense que la moyenne tournait autour de 51 km/h, donc ce n'était pas facile, mais au moins c'était court. Aujourd'hui, l'essentiel était de rester en sécurité. J'ai eu un grand moment de panique quand j'ai percuté un bidon devant moi avec ma roue. J'ai failli tomber, je me suis littéralement chié dessus sur le coup et je me voyais déjà par terre. Heureusement, j'ai réussi à garder le guidon bien droit et tout s'est bien fini. Il faut vraiment être vigilant à chaque kilomètre sur ce Tour de France. Si je tombais, le Tour pouvait s'arrêter là."
"C'est exactement pour ça que, même s'il est agréable d'avoir des journées comme celle-ci, il faut rester concentré sur la moindre portion de route. Comment j'explique cette vitesse de plus en plus folle année après année ? Je ne sais pas trop... Je pense que les coureurs commencent à croire qu'il est possible d'aller au bout sur ce genre d'étape depuis l'échappée, et on a vu que c'est effectivement faisable. Les baroudeurs costauds veulent tenter leur chance, il y a toujours de très bons coureurs devant, et c'est pour ça que nous devons rouler plus vite derrière pour les rattraper. Et puis aujourd'hui, nous avions vent de dos toute la journée, donc évidemment, ça aide énormément", a-t-il déclaré.
