Tour de France - Stéphane Heulot : «C'était une étape qu'on avait cochée...»
Par Jules STEPHO le 17/07/2026 à 19:55
Malgré une force collective impressionnante qui lui a permis de placer cinq coureurs dans l'échappée fleuve de cette 13e étape du Tour de France, ce vendredi 17 juillet, la formation TotalEnergies n'a pas réussi à lever les bras à Belfort, où le Suisse Mauro Schmid (Jayco AlUla Team) s'est imposé. Si la belle performance de Jordan Jegat lui permet de faire un rapproché au classement général, le manager général de l'équipe vendéenne, Stéphane Heulot, balance entre la fierté de voir son bloc si soudé et la frustration d'avoir manqué le coche tactique.
"C'est vrai que ça fait un rapproché au classement général pour Jordan Jegat"
Stéphane, il n'y a pas la victoire au bout aujourd'hui, mais votre équipe était la mieux représentée dans l'échappée avec cinq coureurs à l'avant...
Oui, c'était le plan de ce matin, mais c'est vrai qu'on est là sur le Tour pour une victoire d'étape. C'est vrai que ça fait un rapproché au classement général pour Jordan Jegat, mais l'objectif c'était vraiment l'étape. Donc, on est un petit peu déçus. Maintenant, l'équipe se comporte bien et c'est ça qui est le plus important, le groupe vit bien. Il y a une ambiance incroyable et ça se voit en fait sur le vélo, donc on ne va pas lâcher l'affaire. On va essayer de retrouver des opportunités.
La réaction de Jordan Jegat à l'arrivée de cette 13e étape
C'est tout de même rare de voir une équipe placer autant de pions dans la bonne échappée sur le Tour, le collectif a répondu présent ?
Oui, après il y avait quand même 57 coureurs devant, donc ça fait un coureur pour dix et c'est très bien. Le collectif était important aujourd'hui. Thibault Guernalec a fait un travail extraordinaire jusqu'aux premières difficultés, c'était l'objectif. Et puis ensuite, Jordan a assuré. Il ne manque pas grand-chose pour que Nicolas Breuillard bascule avec lui. Ça aurait pu nous favoriser un petit peu, le fait d'être au moins à deux devant. Maintenant, c'était tactique. On a loupé le coup avec Jayco et Astana, mais bon, c'est comme ça.
Vos coureurs nous disaient que l'équipe montait en puissance. C'est de bon augure avant le gros week-end dans les Vosges, avec le Markstein et Soleizon ?
À chaque jour suffit sa peine. C'est vrai que c'était une étape qu'on avait cochée. Demain, on attaque vraiment les gros problèmes, on va dire, les grosses difficultés. Quand on voit encore à quelle allure s'est déroulée l'étape du jour, avec quand même deux belles ascensions, surtout le Ballon d'Alsace, la troisième semaine va être vraiment âpre.
