Tour de France - Mario Aerts : «Le départ d'Arnaud de Lie nous a libéré...»
Par Jules STEPHO le 11/07/2026 à 20:25
Mario Aerts (directeur sportif de la formation Lotto-Intermarché) a fait part de sa fierté malgré la pointe de déception à l'issue de la 8e étape du Tour de France entre Périgueux et Bergerac, remportée au sprint par le Belge Tim Merlier (Soudal Quick-Step). Longtemps à l'avant, son coureur Liam Slock a signé un impressionnant numéro en solitaire dans le final avant d'être cruellement repris sous la flamme rouge par le peloton des sprinteurs. Le directeur sportif belge est revenu sur ce scénario et la progression de son coureur au micro des médias après l'arrivée.
"Liam est un gros moteur, oui, on sait ça. Il a pris un gros step aussi cette année"
"Au départ, on espérait un peu plus d'action. Après, Liam attaque seul, deux coureurs reviennent, et là tu penses : "Ok, ce n'est pas assez pour aller à l'arrivée". Mais après, ils avaient encore 1'50" d'avance avant la dernière côte de quatrième catégorie. J'ai dit : "Oh, c'est possible à trois". Après ils descendent, ils vont légèrement vent dans le dos, ça va être juste. Mais après, il attaque dans la bosse, j'ai dit : "Ah là, ce n'est pas bien, ils vont se faire mal tous les trois". Après il se retrouve seul, mais il a fait un grand numéro, malheureusement ce n'est pas réussi.
Si j'y ai cru à un moment, notamment dans les cinq derniers kilomètres ? Oui, jusqu'aux dix kilomètres. Après, on savait que c'était la grande route pendant quatre kilomètres, et là on savait qu'il allait perdre du temps. Mais on y croyait encore toujours. À la fin, il y a plein d'équipes qui viennent rouler, tu sais que ça va être extrêmement difficile, mais on a cru quand même un petit peu. C'est un gros moteur, oui, on sait ça. Il a pris un gros step aussi cette année. Pourquoi il a progressé d'un coup comme ça ? Il a eu un bon hiver, il a fait beaucoup de courses l'année passée, il a grandi comme ça. Mais c'était déjà le cas lorsqu'il est passé pro chez nous, on savait qu'il avait un très grand moteur, c'est un rouleur, il sait frotter, il sait faire beaucoup de choses, et il grimpe mieux cette année.
Le départ d'Arnaud De Lie, si c'est une bonne chose ou si ça a libéré les coureurs ? Oui, ça a libéré Baptiste [Veistroffer] par exemple. Avec Arnaud, peut-être qu'on ne lui laisserait pas faire ça. Maintenant il peut faire ça. C'était plutôt pour la visibilité et tout, parce qu'il aime ça. Mais tu ne sais jamais, comme aujourd'hui. Normalement tu te dis qu'une échappée à trois, ça ne va pas arriver avec tous les sprinteurs, mais ça peut arriver. On a travaillé des années avec Thomas De Gendt, alors tout est possible", a-t-il déclaré.
