Tour d'Italie - Jasper Stuyven : «Avoir un sprinteur comme Paul Magnier... ça aide»
Paul Magnier a remporté sa 2e victoire d'étape en 3 jours sur le Tour d'Italie, ce dimanche 10 mai. Après l'arrivée, le français à longuement insisté sur le travail fourni par ses équipiers de la Soudal Quick-Step, parmi eux Jasper Stuyven. Le Belge est un élément majeur de l'équipe dans le final : "On allait super vite sur cette large route. On savait qu’on ne voulait pas prendre la tête trop tôt. Dans le dernier kilomètre, quand les fusées ont pris le relais, nous avons dû nous déporter sur la droite. Ensuite, il s’agissait surtout de trouver un espace pour placer Paul (Magnier) dans la roue, et notre stratégie consistait davantage à le positionner de manière à ce qu’il puisse sprinter plutôt que d’essayer de faire un relais classique. Mais nous avons joué très intelligemment aujourd’hui et, bien sûr, c’est aussi un très bon sprinteur."
Vidéo - Paul Magnier a remporté la 3e étape de ce Tour d'Italie
"Je serais heureux pour lui s'il remporte une étape"
3e du dernier Paris-Roubaix, Jasper Stuyven est habitué à être leader lorsqu'il prend le départ d'une course. Mais être équipier d'un sprinteur, c'est un rôle qu'il apprécie depuis ses années passées chez Lidl-Trek : "C'est une joie que j'ai découverte quand j'ai commencé à travailler avec (Jonathan) Milan ces deux dernières années, et c'est sympa de pouvoir maintenant transmettre mon expérience à l'équipe (Soudal Quick-Step). Mais bien sûr, ce n'est pas seulement moi, toute l'équipe s'est investie, on a élaboré un plan et on essaie de rester calmes, de rester ensemble, et bien sûr, avoir un sprinteur de classe mondiale comme lui ça aide."
Ancien équipier de Jonathan Milan (Lidl-Trek), 2e sur cette 3e étape, le Belge a noué une relation avec le sprinteur italien. Mais le coureur de 35 ans l'assure, en course, son ancien équipier devient un adversaire à battre : "Avec Johnny (Milan), on a passé de très bons moments ensemble. Nous avons passé de superbes stages d'entraînement ensemble. C'était un peu triste de quitter son sillage, disons. Mais ça ne veut pas dire qu'on ne s'entend plus. Et c'est sympa d'être ici avec lui. Et bien sûr, je serais plus qu'heureux pour lui s'il remportait cette victoire d'étape, mais on voulait d'abord décrocher la deuxième victoire ici pour nous."
