Tour de France - Patrick Lefevere sur le clash Evenepoel/Lipowitz : «C'était écrit»
Par François-Xavier LOUZE le 11/07/2026 à 13:32
La déclaration de Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe), à l'arrivée de la 6e étape du Tour de France, à Gavarnie-Gèdres, continue de fraire réagir. Le Belge avait critiqué son coéquipier Allemand Florian Lipowitz, avec lequel il partage le leadership dans son équipe. Il lui reprochait notamment de ne pas avoir voulu rouler pour lui dans le troisième groupe de poursuivants, derrière Tadej Pogacar (UAE Team Emirates-XRG) et Jonas Vingegaard (Team Visma | Lease a Bike). L'encadrement de Red Bull a tenté de minimiser la situation devant les médias. Ce qui n'est pas du goût de Patrick Lefevere. L'ancien directeur sportif de Remco Evenepoel, à Soudal Quick-Step, a avoué ne pas être surpris par ce conflit dans sa chronique du Het Nieuwsblad, ce samedi 11 juillet. Une information relayée par Wielerflits.
"Remco n'aurait pas dû le dire aussi ouvertement"
"Désolé, c'était écrit" indique Patrick Lefevere. "J'ai travaillé avec Remco pendant sept ans, alors croyez-moi : c'est le mâle alpha par excellence. Moi, moi-même et moi. Leadership partagé ? Impensable pour lui. Si ça vous paraît dur : trouvez-moi un chef d'équipe, un vrai chef d'équipe, qui ne fonctionne pas comme ça." Il évoque le relais refusé par Lipowitz, dans l'ascension vers Gavarnie : "Demander est bien sûr permis, mais que Lipowitz accepte est une autre question. En tout cas, cela ne me semble pas être le genre de rôle qui lui corresponde. Je le connais, je sais qu'il fait ce genre de calculs. Est-ce juste ? En course, on donne toujours dans l'espoir d'obtenir quelque chose en retour, mais là, il y a un hic. Remco n'aurait pas dû le dire aussi ouvertement."
"La solution idéale, bien sûr, serait que l'un des deux leaders craque à un moment donné. Je ne le souhaite pas à Remco, et vu sa lucidité, je ne m'y attends pas non plus. Le problème, c'est qu'il n'y a pas d'autre véritable étape de montagne au programme avant le week-end prochain. On a largement le temps d'en discuter, mais aussi de laisser le ressentiment s'envenimer."
