Tour de France - Julien Jurdie : «Olav Kooij 23e, ce n'est pas ce qu'on attendait»
Par François-Xavier LOUZE le 10/07/2026 à 20:19
La 7e étape du Tour de France s'est conclue sur un sprint massif, ce vendredi 10 juillet, à Bordeaux. Le Belge Tim Merlier (Soudal Quick-Step) s'est imposé devant Soren Waerenskjold (Uno-X Mobility) et Biniam Girmay (NSN). De son côté, Olav Kooij (Decathlon CMA CGM), vainqueur de la 5e étape, n'a jamais peser sur ce final. Il termine 23e. Un résultat décevant pour Julien Jurdie, DS de l'équipe française.
"Pour l'instant, le bilan est bon"
Comment s'est passé l'étape aujourd'hui ?
En termes de résultats, on espérait un petit peu mieux, 23ème pour Olav. Forcément, ce n'est pas ce qu'on attendait. Mais bon, il y a eu une bonne approche, un bon collectif autour d'Olav, autour de Paul également. Il ne faut pas oublier Paul durant ces étapes-là. Donc voilà, forcément un petit peu de frustration. On sait que c'est la vie des sprinters, ça ne réussit pas à chaque fois. Il s'est fait un peu enfermer à droite. C'est difficile, la route n'était pas spécialement large. On le savait bien sûr avant, ça. Donc forcément un petit peu de frustration. Mais le principal, on s'est battu, on n'a pas fait d'erreur, une fois de plus. Les circonstances de course ne sont que Olaf s'est fait bloquer à un moment donné.
Si on demande à faire un premier bilan de cette semaine pour Décathlon ?
On le fera dimanche, le bilan. Mais c’est clair que pour l’instant il est bon. Il y a une victoire d’étape avec Olav à Pau. Sixième en classement général. Il y a eu une superbe étape de Paul avec le Tourmalet et l’arrivée. Cinquième étape, sixième en classement général. Donc les feux sont au vert. Pour ce qui reste, avant la fin de la journée de repos, une étape de sprinteur demain. Puis il y aura une étape assez atypique à gérer dimanche. On va nous amener à Ussel. Sur des routes qu’on a reconnues, qui sont extrêmement techniques, pas simples, avec des petites bosses qui se répètent. Des petites bosses qui ne sont pas vraiment difficiles. Mais la chaleur est là et les organismes sont bien fatigués. Donc il faudra prendre avec beaucoup d’intelligence cette dernière étape avant la journée de repos qui arrive à Ussel.
En parlant de chaleur et de fatigue, vous avez des protocoles particuliers ? Qu’est-ce que vous mettez en place pour aider vos coureurs ?
Honnêtement, on gère avec les assistants sur le bord des routes. Aujourd’hui, il y avait cinq zones pour les coureurs et les assistants. On donne des musettes. Dans chaque musette, il y a deux bidons d’eau. Un bidon avec la poudre, 30 grammes. Et ensuite, des poches de glace, des gels frais. Après, avec la voiture également, des coureurs sont vraiment notifiés pour amener des bidons. À chaque fois pareil, on fait le même rituel avec des musettes. Les coureurs ne prennent pas des bidons dans les poches. Ils ont une musette qui sont préparées avec des poches de glace, de l’eau et des glucides.
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— Cyclism'Actu (@cyclismactu) July 10, 2026
"L'équipe est reconnue maintenant"
C’est à peu près la première fois qu'on rencontre autant de monde autour du bus ? Est-ce que c’est vraiment le début de la Seixasmania, de la Décathlonmania ?
C’est normal. On voit qu’il est très encouragé sur le bord des routes. C’est tout à fait logique. C’est une grande ville. Forcément, une ville touristique aussi, donc beaucoup de mondes. L’équipe est reconnue maintenant. Au niveau national, au niveau international, on ne sait pas. J’espère qu’il y en aura encore plus jusqu’à Paris. C’est bon signe.
On sent ce soutien de l’intérieur ?
Oui, on le sent. Par rapport, déjà, au maillot sur le bord des routes... Également, beaucoup de pancartes avec Paul. C’est une certitude qu’on ressent. Je trouve ça tout à fait logique par rapport à son début de saison et la médiatisation qui est présente. C’est une bonne chose, c’est important. C'est bien d'avoir aussi des cyclistes en tête de console; je pense que Paul est à ce niveau-là. C’est important d’avoir un représentant qui représente tout le monde du vélo.
Demain, un étape de sprint mais il ve falloir aussi protéger Paul. Tout le monde arrive à gérer, ça y est ?
On a pris notre rythme. C’est clair qu’aujourd’hui, Tiesj (Benoot) est un petit peu le capitaine de route de Paul. On sait que c’est important d’avoir des coureurs concentrés pour Paul. On fait le maximum pour Olaf, parce qu’on sait, même si aujourd’hui ça n’a pas fonctionné, on sait très bien qu’il peut gagner demain. C’est intéressant, c’est stressant par moments, mais c’est super motivant. On sait qu’on peut gagner. On l’a fait à Pau, on sait qu’on peut refaire d’ici Paris avec Olav. Après, il y a aussi Paul, c’est clair que ça met beaucoup d’intensité pour nous. Pour l’instant, ça se passe bien. Il n’y a pas de raison que ça ne fonctionne pas. On sait qu’on peut gagner.
