Tour de France - Paul Seixas : «Trois secondes, ce n'est pas grand-chose»
Par Jules STEPHO le 05/07/2026 à 18:55
Paul Seixas (Decathlon CMA CGM Team) s'est montré rassuré mais un peu déçu à Barcelone, après l'arrivée de la 2e étape du Tour de France. Victime d'une crevaison juste avant le circuit final et privé d'oreillette à cause d'un problème technique dans la dernière bosse de Montjuïc, le coureur de 19 ans a réussi à sauver les meubles en terminant à la 9e place. Même s'il a perdu trois petites secondes sur la ligne droite face au vainqueur Isaac Del Toro et aux favoris Tadej Pogačar (UAE Team Emirates - XRG), Jonas Vingegaard (Team Visma | Lease a Bike) et Remco Evenepoel (Red Bull - BORA - hansgrohe), Seixas est content d'avoir bien géré son stress pour rester au contact des meilleurs au classement général.
"Ça a monté moins fort que ce que j'attendais dans la dernière bosse"
Malgré une fin de course perturbée par des pépins mécaniques et une oreillette récalcitrante, le jeune coureur français tire un bilan plutôt positif de sa gestion de course sur les hauteurs de Barcelone : "C'est très bien... Au vu des circonstances, ça a été compliqué. J'ai eu des petits problèmes d'oreillette, mais pas grand-chose. Et en fait, ça a été compliqué après ma crevaison. J'ai dû changer de vélo, j'ai mis beaucoup de cartouches là, il a fallu que je rentre dans la bosse après. Heureusement, l'équipe a fait un très beau boulot. Forcément, ce n'était pas facile avec l'oreillette qui ne marchait pas bien, mais on a réussi à bien se trouver, et j'ai réussi à me replacer en bonne position. Forcément, j'ai laissé des cartouches là. Après, j'ai essayé de reprendre mes forces jusqu'à la fin. C'est ce que j'ai fait. Ça a monté moins fort que ce que j'attendais dans la dernière bosse, donc j'ai gardé un peu d'énergie. À la fin, je me suis fait avoir au placement au début de la descente. On a pris une cassure au pied de la remontée, donc j'ai pas pu boucher l'écart. Mais voilà, on perd trois secondes, ce n'est pas grand-chose, j'ai essayé de faire au mieux. Forcément, après, on va refaire le match, c'est comme ça, ce n'est pas grave. Le plus important c'est d'avoir perdu très peu de temps et d'être passé à travers les pièges".
"Mon directeur sportif ne comprenait pas, il croyait que j'étais à 100 %"
Interrogé sur le coup de force de Tiesj Benoot en fin de course, Seixas a révélé un léger problème de communication au sein de sa formation en raison de son matériel défectueux : "Comme j'avais un petit problème d'oreillette, j'ai essayé de leur redire : je pense qu'il m'en manquait un peu pour vraiment attaquer. Et du coup, mon directeur sportif ne comprenait pas, il croyait que j'étais à 100 %. Je pense que c'est pour ça qu'il a fait rouler Tiesj. Après, moi, je ne comptais plus attaquer à ce moment-là, parce que je préférais laisser les autres attaquer, suivre, et voir ce qu'il pouvait se passer. Au final, j'avais des meilleures jambes que ce que je pensais, mais je préférais en garder un peu. Et voilà, après, c'est comme ça".
"Je me suis fait surprendre par une voiture qui a doublé d'un coup"
Le grimpeur de la Decathlon CMA CGM est enfin revenu sur la tension nerveuse inhérente au final et sur une très grosse frayeur vécue aux côtés de son coéquipier Aurélien Paret-Peintre : "C'est sûr que c'était compliqué. Honnêtement, ce n'est pas la première fois que ça m'arrive, donc je pense qu'il faut juste bien gérer, ne pas paniquer. Après, je me suis fait surprendre par une voiture qui a doublé d'un coup, j'ai vraiment eu très très peur avec Aurélien, c'était vraiment très dangereux. J'espère que quand il y a une route aussi peu large, les voitures ne devraient pas avoir le droit de se mettre à gauche, mais bon, c'est comme ça, ça arrive, et franchement, le conducteur a eu un bon réflexe, donc tout va bien. Mais sinon, on sait que les choses peuvent aller pas forcément comme on veut. Il y a des journées comme ça où ça arrive. Le plus important c'est de garder la tête froide, de rester en contrôle, et voilà, aujourd'hui c'est ce qu'il a fallu faire pour ne pas perdre de temps, ou très peu, et rester dans le jeu".
