Tour du Pays basque - Paul Seixas : «Je voulais leur mettre un coup au moral...»
Fait inédit sur ce 65e Tour du Pays basque, ce n'est pas un français qui s'est imposé ! Après les deux victoires de Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) et la victoire d'Axel Laurance mercredi, c'est Alex Aranburu (Cofidis) qui s'est imposé sur la quatrième étape ce jeudi. Mais les tricolores n'ont pas tous perdu, loin de là, puisque le prodige français est toujours solidement accroché à son maillot de leader, et s'est même permis d'attaquer dans le final de l'étape pour accroître son avance. Après la ligne, le lyonnais est revenu sur son attaque et sur ses motivations, lui qui possède pourtant déjà un matelas confortable.
Vidéo - Le résumé de la 4e étape du Tour du Pays Basque
"Je savais qu'on allait m'attaquer..."
"Je savais qu'on allait m'attaquer aujourd'hui" a expliqué Paul Seixas. Mais comme il l'a expliqué après sa deuxième victoire au Pays Basque, "la meilleure défense, c'est l'attaque". C'est donc pour cela qu'il est passé à l'offensive dans la descente menant vers le final, même si la victoire était difficile à envisager : "Je connaissais la descente. Je me suis dit que je pourrais essayer quelque chose à ce moment-là, parce que tout le monde n’est pas aussi à l’aise en descente. J'ai réussi à faire le trou. J'ai amené quelques mecs au pied. Je m'en foutais de la gagne. Je voulais juste prendre du temps pour leur mettre un petit coup au moral, pour montrer que ce ne sera pas si simple."
Et même s'il a été attaqué de toute part, notamment par Florian Lipowitz (Red Bull-BORA-hansgrohe), le Français n'a pas flanché, soutenu par une équipe extrêmement solide autour de lui : "On a contrôlé l'échappée, ils m'ont aidé à me placer. Un job impeccable. Chapeau à eux, un boulot exceptionnel. Sur la fin, ils m'ont aidé dans les bosses. Je n'ai jamais été esseulé". Ce vendredi, c'est à nouveau une étape exigeante qui attend le Français, qui ne se sent pas réellement en danger, protégé par un confortable matelas de 2'19 d'avance sur Primoz Roglic (Red Bull-BORA-hansgrohe), 2e : "Ils n'ont pas réussi à me faire céder pour le moment. Je me sens solide. On verra demain"
