Tour d'Espagne - Bryan Coquard : «J’étais super ému à l’arrivée...»
Par Esteban DA COSTA le 29/08/2026 à 19:16
Ce n’était peut-être pas le sprinteur le plus attendu sur la ligne d’arrivée à Xeraco sur cette 8e étape de La Vuelta, mais c’est pourtant celui qui a gagné ! Le Français Bryan Coquard (Team Cofidis) a remporté pour la première fois de sa carrière une étape sur un Grand Tour ! Le coureur de 34 ans avait centré sa préparation sur La Vuelta cette année, ne se présentant pas sur le Tour de France en juillet dernier. Il s’est exprimé à l’arrivée après sa victoire, forcément avec de l’émotion.
"Faire le choix cet hiver de ne pas aller au Tour, c’était quand même compliqué..."
"Je n’étais pas sûr d’avoir gagné. J’ai jeté le vélo et après Mads (Pedersen, ndlr) m’a dit qu’il pensait que j’avais gagné. J’étais content, mais pas sûr de moi, parce que j’ai vraiment connu des mésaventures et des moments difficiles à encaisser. Je suis super content. J’étais venu sur cette Vuelta pour gagner une étape. C’est toujours ambitieux et compliqué quand c’est ton 13e Grand Tour. J’ai fait beaucoup de podiums, de top 10, de places de 2e, mais la victoire m’a toujours échappé. Je suis fier aussi parce qu’à 34 ans, on vient de passer trois semaines en altitude avec ma famille pour préparer cette Vuelta du mieux possible. J’ai toujours la passion et la flamme et j’étais concentré sur ce but, cette ambition de gagner sur cette Vuelta. C’est chose faite, donc je suis super content. Je n’ai pas grand-chose d’autre à dire.
J’étais super ému à l’arrivée parce que c’est un tout. L’équipe a cru en moi. Vous savez, quand vous êtes français, même si je n’ai pas le même passé que Thibaut Pinot ou Julian Alaphilippe, j’ai quand même un passif avec le Tour de France, cette deuxième place à Limoges, beaucoup de top 10, souvent à la bataille, toujours placé, mais jamais gagnant. Faire le choix cet hiver de ne pas aller au Tour, c’était quand même compliqué pour une équipe française et pour un coureur français. On s’est dit qu’on n’allait pas faire le Tour, qu’on allait aller sur la Vuelta et se préparer du mieux possible pour pouvoir gagner. C’était ambitieux, bien évidemment, mais réaliste, et je l’espérais. Alexis avait aussi un programme un peu séparé des autres sprinteurs cette année et je l’ai appelé il y a deux ou trois semaines en lui disant : “Écoute Alexis, j’ai vraiment des jambes incroyables et j’ai besoin de quelqu’un pour m’aider, pour me lancer, pour m’aider à réaliser ce rêve.” C’est moi qui lève les mains aujourd’hui et qui suis sous la lumière, mais il y a beaucoup de monde derrière : tout le staff et toute l’équipe ont cru en moi. On savait que cette Vuelta n’était pas bien partie, c’était compliqué, avec deux 15es places et une 16e place, mais aujourd’hui on a gagné une étape. Tout le monde a cru en moi, tout le monde était concentré au briefing ce matin et avait une envie folle de réaliser ça. Hier soir, à l’hôtel, on en parlait déjà. On avait envie de croquer un peu de plaisir."
