Route - L'UCI se pourvoit en cassation après un revers en appel contre SRAM
Par François-Xavier LOUZE le 06/06/2026 à 14:48
Nouveau rebondissement dans la bataille judiciaire entre l'UCI et SRAM : L'Union Cycliste Internationale a décidé de contester la décision rendue en appel devant la Cour de cassation belge. Pour rappel, les deux organisations s'affrontent sur la question de la limitation des braquets, voulue par l'UCI pour des raisons de sécurité mais rejetée par le fabriquant américain de braquets, également sponsor de certaines équipes du peloton. Une opposition tenace sur laquelle s'est d'abord prononcée l'Autorité Belge de la Concurrence (BCA). Elle a rejeté la réforme de l'UCI. L'affaire a alors été portée devant la Cour d'appel de Bruxelles qui a de nouveau fait droit à SRAM. Selon Wielerflits, l'UCI décide donc de faire se prononcer la plus haute juridiction de Belgique sur cette affaire.
Faire passer la décision en force de chose jugée, un pari gagnant ?
C'est en un long communiqué de presse que l'UCI a confirmé sa décision de proter l'affaire devant la Cour de cassation belge. L'instance indique notamment que : "Sur recommandation de SafeR, le test de limite d’accélération visait à recueillir l’avis des coureurs et à renforcer la sécurité. Dans le cadre de l’arrêt rendu en appel, l’UCI s’inquiète du faible seuil retenu par la Cour pour imposer des mesures conservatoires et de la portée limitée de la procédure d’appel. L’UCI confirme son pourvoi devant la Cour de cassation belge." En 2025, l'UCI avait instauré un test visant à limiter les développements sur les vélos afin de mieux prendre en compte la sécurité des coureurs. La nouvelle règlementation excluait la configuration 54x10, particulièrement présente chez SRAM RED AXS.
L'entreprise américaine estimait alors avoir été la seule société impactée et, suite à l'absence de discussions avec l'UCI, avait saisi l'Autorité Belge de la Concurrence. Cette dernière lui avait fait droit, tout comme la Cour d'appel de Bruxelles, saisie peu de temps après. Il avait notamment été reproché à l'UCI de mettre en oeuvre son projet "sans transparence, sans consultation approfondie des parties concernées et sans justification objective et proportionnée." Afin de mener à bien sa saisine de la Cour de cassation, l'UCI a tenté de se financer avec 300 000 € du budget de SafeR. Il s'agit d'une initiative menée par les équipes, les organisateurs et les coureurs, pour veiller à la sécurité des coureurs. Ainsi, certaines équipes sponsorisées par SRAM financeraient indirectement un procès contre leur sponsor !
