Route - Tom Pidcock : «Les Grands Tours ne m'enthousiasment pas vraiment !»
Il est difficile de classer Tom Pidcock (Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team). Capable de briller sur un Grand Tour comme il l'a fait en 2025 en terminant 3e de la Vuelta derrière Jonas Vingegaard (Team Visma | Lease a Bike) et João Almeida (UAE Team Emirates-XRG), proche de gagner des Monuments comme lors de Milan-San Remo cette année, 2e derrière Tadej Pogacar (UAE Team Emirates-XRG). Ou encore, de gagner une victoire d'étape au sommet d'un col mythique comme ce fut le cas à l'Alpe d'Huez en 2022 sur le Tour de France. Dans une interview accordée au The Guardian, le Britannique de 26 ans a fait le point sur son avenir de coureur cycliste tout en plaçant des ambitions assez élevées quant à ses objectifs sur les Grands Tours.
"Mon objectif est de terminer ma carrière après cinq JO, donc après les Jeux de 2036, je prendrai ma retraite"
"Je veux gagner les championnats du monde sur route. Et les championnats du monde de gravel aussi. Je veux un Monument. Et bien sûr, je vise une troisième médaille olympique. Mon objectif est de terminer ma carrière après cinq JO, donc après les Jeux de 2036, je prendrai ma retraite", explique le Britannique, de façon très claire et ordonnée. "Tout ce que j'ai accompli dans ma carrière, je l'avais d'abord imaginé avant de le faire. Rien n'est jamais arrivé par magie. Je sais que je peux remonter sur le podium sur la suite de ma carrière", insiste lui qui avait terminé 3e de la Vuelta en 2025.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que Tom Pidcock a de l'ambition, mais comment avoir de l'ambition dans une époque où l'ogre Tadej Pogacar rafle tout sur son passage ? "Je ne prétends pas être capable, actuellement, de battre Tadej (Pogacar), Seixas et Vingegaard. Mais dans de bonnes conditions, c'est envisageable. Et dans de bonnes conditions, je peux gagner un Grand Tour", assure-t-il. "Les Grands Tours ne m’enthousiasment pas vraiment, mais c’est un accomplissement. Si je parviens à remporter un Grand Tour, ce sera le plus grand accomplissement de ma carrière, car il m’est difficile de me concentrer pendant trois semaines", conclut Tom Pidcock pour The Guardian.
