GP La Marseillaise - Bryan Coquard : «J'ai rien fait, c'est eux qui ont tout fait»
Après des premières courses compliquées, Bryan Coquard rectifie le tir de la meilleure des manières ! Vainqueur du Grand Prix La Marseillaise, l'ouverture de la saison en France, le sprinteur de Cofidis a mis en lumière le très bon travail de sa formation pendant toute la course. Parfaitement déposé par Alexis Renard, Coquard n'a eu qu'à conclure le travail, ce qu'il ne manque pas de souligner après la ligne, au moment de donner ses impressions à Cyclism'Actu.
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"C'est une arrivée que je n'aime pas du tout"
C'est une belle manière de commencer la saison ?
C'est ce que je disais sur le podium, c'est important de bien débuter la saison. J'ai commencé samedi dernier par une chute donc je suis content. Je suis venu plusieurs fois, j'ai jamais réussi à gagner. J'ai déjà passé la route des crêtes en tête et le même jour je me suis fait battre par Aurélien Paret-Peintre au sprint. Pour être honnête, c'est une arrivée que je n'aime pas du tout. C'est difficile, il faut le sens du timing et aujourd'hui j'avais des bonnes jambes mais Clément Izquierdo a fait une journée incroyable et Alexis Renard, qui s'est battu pour être à l'avant. On aurait dit des vieux briscards dans le final, ils ont eu un timing incroyable et c'est moi qui lève les bras mais c'est eux qui ont fait tout le boulot.
Tu peux raconter le final ?
On avait bien étudié, c'est deux kilomètres tout droit, on va hyper vite avec un faux plat descendant mais sur la fin du sprint ça remonte un peu. On voit de très loin l'arrivée, l'erreur qu'on fait tout le temps c'est qu'on lance de trop loin. C'est pour ça que j'ai dit "aujourd'hui les gars on prend le risque de perdre, on attend le timing parfait" et ils ont été incroyables.
Il a fallu gérer les échappées aussi, avec Andrea Mifsud qui s'est échappé dans le final
Souvent les attaques avec un vent comme ça, c'est voué à l'échec. Alors il faut aller les chercher mais un peloton a tellement d'inertie que dans les deux derniers kilomètres, il faut avoir 20-25 secondes d'avance, voire 30, pour pouvoir aller à la gagne. J'avoue que je n'ai pas trop stressé, on s'est concentré sur notre sprint.
Cédric Vasseur sur son départ de Cofidis
"Je vais toujours vite"
Tu décides de ne plus être sprinteur mais tu gagnes au sprint le Grand Prix La Marseillaise
Alors ne plus être sprinteur... Je vais toujours vite. Mais c'est vrai que je n'ai pas délaissé le sprint mais presque. En janvier, pendant le stage, j'ai presque pas roulé avec les sprinteurs, j'ai roulé avec les grimpeurs mais j'aurais toujours ma pointe de vitesse.
Tu parlais de Clément Izquierdo, local, quel regard tu portes sur ce coureur ?
C'est un top coureur, il a un super état d'esprit et il donne 100% pour le collectif. Il a gagné en baroudeur l'an dernier mais clairement, c'est pas un baroudeur. C'est un coureur très fort, un bon puncheur, qui va encore progresser. Il a un super état d'esprit et ça me fait vraiment plaisir de pouvoir le récompenser avec une victoire.
Tu as souvenir d'avoir gagné des sprints aussi facilement qu'aujourd'hui ?
Oui, c'est déjà arrivé mais c'est très rare. Comme je dis, j'ai rien fait, c'est eux qui ont tout fait.
Il y a eu beaucoup de changements chez Cofidis, est-ce que cette victoire vous rassure sur tout ce qui a été mis en place pendant l'hiver ?
Moi ça n'a pas changé grand chose dans mon approche. C'est ma 14e année pro, c'est pas un changement de manager qui va me faire changer ma manière de faire. J'ai toujours été bon en début de saison, je continue dans cette dynamique. Il nous fallait du changement, je epnse que c'était un mal pour un bien, on est partis sur un nouveau et je suis content d'apporter la première victoire. Je crois que le slogan maintenant c'est "cap sur l'avenir", j'ai 33 ans, je ne suis pas trop l'avenir mais en tout cas je donne le maximum pour l'équipe.

Bryan Coquard : "J'ai rien fait, c'est eux qui ont tout fait"