Paris-Nice - Vingegaard : «Revenir là et gagner... c'est une satisfaction immense»
Quelle course complètement folle sur cette 4e étape de Paris–Nice ! Entre pluie, vent et bordures, les dégâts sont importants dans le peloton. Plusieurs favoris se retrouvent piégés dans différents groupes, notamment Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers), Lenny Martinez (Bahrain Victorious) ou encore Oscar Onley (INEOS Grenadiers). Jonas Vingegaard (Team Visma | Lease a Bike) a lui levé les bras en solitaire. Le Danois s'est exprimé après sa victoire.
Vidéo - Jonas Vingegaard après sa victoire sur le 4e étape de Paris-Nice
Lire la suite de l'article
"L'an passé, je portais le maillot jaune quand j'ai chuté et dû quitter la course"
Jonas, on imagine que vous ne vous attendiez pas à une journée aussi dantesque ?
On s'attendait à ce que la course soit nerveuse, mais pas à ce point ! Pour tout vous dire, notre plan initial était de porter l'estocade dès l'avant-dernière ascension. Mais la course a été "pied au plancher" dès le kilomètre zéro. C’était tellement intense que nous n’avions même pas une seconde pour retirer nos vêtements de pluie. Vous pouvez me considérer comme un précurseur de mode avec mon pantalon long, mais la vérité est plus simple : il était impossible de l'enlever sans prendre de risques !
Malgré ces conditions, on a senti que vous aviez des jambes de feu. Vous étiez confiant ?
Je savais que la forme était là, mais la journée a été d'une dureté extrême. Je tiens d'ailleurs à souligner le travail fantastique d'Edoardo Affini à mes côtés. Le début d'étape était particulièrement chaotique et nerveux, alors je suis vraiment soulagé et heureux d'avoir pu m'imposer. C'est un moment fort.
On imagine que cette victoire a un goût de revanche après votre abandon l'an dernier ?
C'est certain. L'an passé, je portais le maillot jaune quand j'ai chuté et dû quitter la course. Revenir ici, gagner une étape en solitaire — ma première sur Paris-Nice hors contre-la-montre par équipe — c’est une satisfaction immense. C'est la meilleure façon possible de lancer ma saison.
À quel point la météo a-t-elle dicté le scénario de la course ?
Elle a été déterminante. Le vent de côté a provoqué des bordures dès le départ, piégeant pas mal de monde. Ensuite, le froid a fait des dégâts. J'ai eu la chance de ne pas trop en souffrir car j'étais très couvert, ce qui explique aussi pourquoi je n'ai pas pu me changer en cours de route. Gagner sous la pluie, dans de telles conditions, est toujours spécial. Je suis fier de cette victoire.
Avec 52 secondes d'avance au général, vous avez déjà frappé un grand coup. C'est une marge confortable face à vos concurrents ?
Les écarts sont effectivement significatifs aujourd'hui. Je suis très satisfait de cette avance au classement général. Désormais, l'objectif est clair : ramener ce maillot jaune jusqu'à l'arrivée finale à Nice. Nous avons une équipe très solide pour contrôler la course.
Allez-vous passer en mode défensif pour le week-end ?
C'est l'idée, mais tout dépendra de mes sensations. Si l'opportunité se présente et que les jambes répondent, il est toujours plaisant d'essayer d'aller chercher d'autres succès d'étape.
