INTERVIEW - Henri-François Renard-Haquin : «Oscar Onley ? Cela ne me concerne pas»
À l’occasion de la 2e étape du Santos Tour Down Under, Cyclism’Actu est allé à la rencontre de Henri-François Renard Haquin, le Français nouvellement arrivé au sein de la formation Picnic PostNL. Dans cette interview, il revient sur sa première course par étapes World Tour, son intégration dans l’équipe, ses rôles à venir et sa collaboration avec le sprinteur Casper Van Uden, tout en évoquant l’absence récente du leader Oscar Onley.
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"Ma première course par étapes WorldTour"
Première course World Tour, c’est l’impression d’être un Néo-Pro ?
Oui, c’est vrai que c’est ma deuxième année pro, mais avec Wagner-Bazin j’avais déjà fait de belles courses comme Liège-Bastogne-Liège, tout ça. Mais c’est vrai qu’une course WorldTour par étapes, c’est la première.
Et quel sentiment ? En Australie, en janvier, par cette chaleur ?
C’est vraiment top de recommencer ici. Ce n’est pas parce qu’on reprend assez tôt dans la saison que c’est tranquille : ça a déjà roulé très vite sur le prologue et hier (mercredi). Mais c’est vraiment agréable de débuter ici au chaud, les routes sont belles, l’organisation est top, et en plus on a une belle équipe, donc c’est vraiment appréciable de commencer la saison ici.
Justement, cette équipe, nouvelle équipe, quelles sont les attentes ?
Nouvelle équipe, effectivement. Les attentes vont être d’essayer d’emmener les sprints au mieux possible et de voir où se situe mon maximum, mon plein potentiel, aussi bien en sprint que sur des étapes un peu vallonnées. Je n’ai pas vraiment de profil prédestiné, mais je suis bon rouleur, puncher, et j’ai quand même un petit sprint correct. Après, je suis encore en phase de découverte de moi-même, et je vais faire pas mal de classiques flandriennes ensuite. Donc on verra bien. Mais j’ai un bon programme qui m’attend. Ensuite, il faudra aussi beaucoup aider l’équipe : dans un premier temps, j’aurai un rôle d’équipier, et selon les attentes, je verrai comment évoluer.
"Oscar Onley ? Personnellement, ça ne me concerne pas énormément"
Ici, le sprinteur est Casper Van Uden, qui a montré ses preuves l’année dernière au Giro en remportant une étape. Comment est-il et qu’est-ce qu’il demande ?
Casper est un vrai leader, un pur sprinteur, et il sait comment lever les bras. Le plateau est très relevé ici, mais c’est quelqu’un de très carré, très organisé, et c’est un plaisir de travailler avec lui. Il faut encore prendre les automatismes, comprendre comment il fonctionne, comment bien emmener le sprint, ni trop tôt, ni trop tard, ni trop violemment. C’est tout un cérémonial pour qu’il soit dans de bonnes dispositions. Avec Niklas Markl, mon autre coéquipier, le poisson-pilote, qui est vraiment expérimenté dans le lead-out, j’espère pouvoir apprendre encore plus sur les courses à venir.
Picnic PostNL a perdu son leader Oscar Onley un peu tardivement. Qu’est-ce que ça représente ? Est-ce que ça ouvre des portes ou crée un vide ?
Personnellement, ça ne me concerne pas énormément, car il n’est pas de mon profil. C’est sûr que c’est dommage pour l’équipe, mais je suis nouveau : s’il avait été là, ce serait bien, mais il ne l’est pas, donc on fera sans. Je ne pense pas que cela handicape plus que ça l’équipe, car nous avons d’autres très bons coureurs. On fera de notre mieux, et il faudra composer avec.

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