Dopage - Bardet : «Le nombre de contrôles a dramatiquement chuté»
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Photo : @Cyclismactu / CyclismActu.net

Dopage - Bardet : «Le nombre de contrôles a dramatiquement chuté»

Depuis plusieurs années maintenant, l'utilisation de substances telles les cétones font débat dans le monde du cyclisme. Ces substances, situées dans une zone grise mais qui ne sont pas interdites, ne sont pas utilisées par tous les coureurs, et d'ailleurs personne ne sait réellement à quel point elles représentent un avantage ou pas. Il y a quelques jours, Arnaud Démare avait déjà évoqué ce sujet épineux, et c'est désormais Romain Bardet qui a pris la parole. Pour le coureur du Team DSM, la règle doit être simple : toute substance située dans cette zone grise doit être interdite.

Vidéo - Romain Bardet vainqueur de la 14e étape de La Vuelta !

 

"Tant que les règles sont trop permissives..."

"Tant que les règles sont trop permissives... C'est le problème", a expliqué Bardet à Cyclingnews. "On parle des cétones depuis deux ou trois ans et le MPCC pousse pour que ce soit interdit mais d'autres équipes continuent à dire qu'elles en utilisent. C'est aux autorités antidopage de décider s'il faut les bannir ou pas et c'est le problème car on est dans une zone grise. Les lois sont trop laxistes. On parle énormément de ces substances alors qu'on a juste besoin de les interdire. C'est bien d'en parler, et c'est bien aussi que les médias en parlent. Pour moi, ça prend toujours trop de temps pour réaliser qu'on a besoin d'être strict sur certains points. Ça a été le cas avec le Tramadol (qui a finalement été placé sur la liste des produits interdits en 2019)", a ajouté le Français.

 

"Hors compétition, je n'ai eu que trois ou quatre tests maximum"

Romain Bardet a aussi exprimé son inquiétude quant au nombre de tests qui sont pratiqués hors compétition, nombre qui a drastiquement diminué avec la pandémie. "Il y a du travail à faire. Surtout sur les contrôles, ça a dramatiquement chuté avec le Covid, même si je parle de ma propre expérience. S'il s'est passé la même chose pour tout le monde alors notre sport doit passer un cap. Avec toute la suspicion qui a toujours été dans le cyclisme, on doit faire plus pour rendre le sport plus propre avec notamment plus de contrôles et plus de tests. Hors compétition, je n'ai eu que trois ou quatre tests maximum. J'ai passé trois ou quatre semaines en entraînement à Teide sans qu'on vienne me tester et il y avait 25 autres gars comme moi. Je sais que ça coûte beaucoup d'argent mais le cyclisme en a besoin. J'ai confiance en ceux qui gèrent la lutte contre le dopage, je me dis qu'ils sont toujours impliqués et qu'ils surveillent bien les choses. Mais globalement, le niveau de contrôles a baissé", a conclu le Français.

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Publié le par François BONNEFOY

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