Classic Grand Besançon - Jegat : «Depuis que j'ai repris, je pense à cette course»
Par François-Xavier LOUZE le 17/04/2026 à 17:08
Quelle performance inouïe de Jordan Jegat (Team TotalEnergie) ! Pour sa reprise, le grimpeur Français s'impose sur la Classic Grand Besançon ce vendredi 17 avril. Alors qu'il sort d'un hiver extrêmement compliqué à cause de blessures, Jegat, qui avait fini 10è du dernier Tour de France, confirme son retour en forme en dépit d'un scénario de course qui aurait pu lui être défavorable dans le final. Il s'est en effet retrouvé seul avec deux coureurs de Decathlon CMA CGM Team dans les derniers kilomètres : Léo Bisiaux et Matthew Riccitello. Mais Jordan Jegat est parvenu à les distancer dans le dernier kilomètre. Il est revenu sur sa très belle performance, après l'arrivée.
"Je n'avais jamais gagné chez les pros"
"C'est fou, je savais que j'étais capable de le faire mais je n'avais jamais gagné chez les pros donc à chaque fois je faisais des erreurs tactiques, surtout sur cette course. Je crois que c'est ma cinquième participation. J'ai fait 4è l'année dernière, 10è il y a deux ans. Depuis que j'ai repris le vélo, après ma blessure, je pense à cette course et je fais plein de scénarios dans ma tête ! Aujourd'hui, ce fut le meilleur des scénarios, donc je suis super content."
Jegat revient aussi sur le final de la course et sa lutte contre les deux coureurs de Decathlon CMA CGM Team : "Ce n'était pas facile, dès le pied de la bosse je me sentais super bien et j'avais envie d'attaquer. Mais j'ai repensé aux erreurs des années passées et j'ai essayé de rester calme le plus longtemps possible. J'avais Lylian Lebreton (DS) dans l'oreillette qui me disait de me calmer, en dépit de mon tempérament. J'ai vraiment essayé de suivre les autres, puis accéléré sur la fin pour ne pas me faire doubler. Je savais qu'il fallait que je lance mon sprint au virage, aux 200 derniers mètres, et ça a fonctionné. J'y ai toujours cru mais bon, on ne sait jamais quel est le niveau des autres. Je savais en tout cas que je me sentais très bien et qu'ils auraient du mal à me lâcher. J'ai simplement essayé de suivre leurs attaques, les laisser faire, et ça a bien marché."
