Tour de La Provence - Axel Laurance : «J'attendais la victoire avec impatience»
Par Benoît GILLES le 15/02/2026 à 17:31
Axel Laurance (INEOS Grenadiers) a libéré toute sa rage et des mois de frustration. En franchissant en solitaire la ligne d'arrivée ce dimanche 15 février, le puncheur français s'adjugeait la 3e et dernière étape du CIC Tour de La Provence à Arles. Il a mené à son terme une échappée de 152 kilomètres, semant son dernier compagnon Daniel Arnes (Van Rysel-Roubaix) à moins de deux bornes de la ligne dans un rond-point. Axel Laurance (24 ans) remporte sa 6e victoire professionnelle, sa première depuis mai 2024 au Tour de Norvège et donc sa première aussi sous les couleurs d'INEOS Grenadiers, équipe qu'il a rejointe en 2025.
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Amazing Axel ?
— INEOS Grenadiers (@INEOSGrenadiers) February 15, 2026
A superb first win for the team and a celebration to match ?
Congrats, @laurance_axel! #TourDeLaProvence pic.twitter.com/BzQYUkRH8l
"On avait envie de mettre sous pression Decathlon CMA CGM"
Quel est votre sentiment après cette victoire ?
J'attendais la victoire avec impatience. Comme je l'ai dit dans plusieurs interviews avant le début de la saison, je remets tout à zéro chaque année. L'année dernière, je suis passé à chaque fois à côté. Mais cette année, j'étais vraiment motivé. J'ai pris le départ du Tour de La Provence en étant vraiment calme et au final, ça a bien marché pour moi aujourd'hui.
On attendait à une arrivée au sprint, mais vous avez su saisir votre chance, résister au peloton, avec aussi ce choix de ce rond-point dans le final qui a fait la différence en votre faveur.
On en a discuté un peu avec les directeurs sportifs et c'est vrai que j'avais envie de faire la course aujourd'hui. On est deux cartes avec Dorian Godon pour le sprint. On avait envie aussi de mettre sous pression Decathlon CMA CGM, donc on a fait l'entame d'étape à fond et je pense qu'ils ont un peu paniqué parce que ça a été assez dur. J'ai pris le bon moment pour aller dans l'échappée et une fois devant, j'ai essayé de gérer au mieux. Forcément, tout le monde me disait que c'était moi le plus fort, le plus rapide, je me disais que ça allait être très, très dur de gagner dans ces conditions-là. Au final, je pense que j'ai fait la chose parfaite : j'ai réussi à amener Daniel Arnes (Van Rysel-Roubaix) à gauche et j'ai pu aller à droite. Si on était resté tous les deux, on se serait fait reprendre juste avant l'arrivée. Il fallait que je joue mon va-tout avant la ligne.
"L'année dernière, ça n'a pas été assez suffisant"
Quelles sont vos ambitions pour 2026 ?
Comme j'ai dit, c'est de lever les bras. Je suis un puncheur, je suis explosif, donc mon boulot, c'est de gagner des courses. L'année dernière, ça n'a pas été assez suffisant, même si j'ai bien progressé et que j'ai fait, je pense, un très bon Tour de France. Mais voilà, le but cette année, c'est de continuer à gagner, peu importe les courses, tout est bon à prendre. Et forcément, être de mieux en mieux sur les grosses classiques, de faire des gros résultats et d'aller chercher des victoires sur les Grands Tours aussi. C'est un objectif de carrière.
Samedi, on vous a vu au service de vos leaders, vous avez abattu un gros travail, preuve que vous étiez déjà en jambes…
Oui, j'essaie de faire des efforts et on est une équipe, on est soudés, donc chacun sait ce qu'il a à faire. Tous les jours, on essaie de se donner pour les uns et les autres. C'est une ambiance exceptionnelle. Parfois il faut savoir se mettre au service des autres pour avoir sa carte plus tard.

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