Tour de France - Jasper Philipsen : «Gagner des étapes sera encore plus important»
Par Paul-Antoine STEVENIN le 03/07/2026 à 15:44
Aux côtés de Tim Merlier (Soudal Quick-Step), Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) sera sans doute l'homme à suivre pour les arrivées massives du Tour de France. Même s'il l'a déjà remporté (2023), le maillot vert sera de nouveau le grand objectif du sprinteur belge, qui s'est présenté en conférence de presse ce jeudi avant le Grand Départ de Barcelone ce samedi.
"Avec Van der Poel, nous nous complétons très bien"
Que pensez-vous de cette ville de Barcelone ?
Je suis vraiment impatient de débuter à Barcelone. C'est une belle ville, nous avons fait quelques tours, et l'environnement est sympa, mais je n'ai jamais pu faire du vélo dans cette zone. J'espère qu'il y aura beaucoup de gens, de fans, sur le bord des routes. J'espère voir Barcelone appporter une belle atmosphère de vélo et de Tour de France. J'espère que nous allons commencer avec un beau départ.
Avec Mathieu van der Poel, vous êtes coéquipiers mais vos objectifs sont un peu éloignés, comment décririez vous votre relation ?
Je pense que nous nous nous complétons très bien dans nos capacités. Nous avons aussi des étapes que nous pouvons viser. Pour moi, je dois attendre un peu plus longtemps, jusqu'à la 5e étape, je pense, pour la première grande étape de sprint. Je ne suis pas sûr qu'il y ait des opportunités plus tôt. Nous essayons jusste d'aider l'équipe le plus possible. Et j'espère faire un Tour de France fructueux.
Mathieu van der Poel également présent en conférence de presse
"On sera toujours motivés à l'idée d'aller à Paris"
Que pensez-vous du fait que le gagnant obtient 70 et non plus 50 points dans les étapes de plaine ?
Le gagnant sera le meilleur. Je pense que remporter des étapes sera encore plus important. Dans le passé, nous avons vu des maillots vert sans victoire d'étape, mais maintenant, je pense que c'est quasiment impossible. Je pense que les sprints intermédiaires seront toujours importants. C'est aussi 5 points de plus qu'avant. La différence entre la première et la deuxième course est plus élevéen avant, il n'y avait que 3 points de différence entre la première, la deuxième et la troisième place.
Remporter les sprints intermédiaires sera aussi important. Parce que si tu perds seulement 1 ou 2 points sur ton adversaire, ça ne change pas grand-chose, mais 5 points, ce sera impotant à la fin du Tour.
Qu'est-ce que cela fait de devoir attendre la 5e étape pour pouvoir sprinter, est-ce frustrant ou mieux pour vous ?
Je ne sais pas. C'est comme ça. Nous devons essayer d'être prêts à la stage 5. C'est la première étape qui sera importante. C'est le premier test réel pour mon Tour de France.
La 12e étape est globalement la dernière chance pour les sprinters de gagner. Est-ce que vous pensez que, vu qu'il n'y a plus d'esprits de Champs-Élysées, la course est équilibrée pour les sprinters ?
C'est difficile à dire, mais je pense qu'on sera toujours motivés à l'idée d'aller à Paris. Il y a toujours une opportunité là-bas. Il y a Montmartre qui est un peu loin de la fin de la course donc je pense que les chances de voir un sprint sont assez élevées. Mais bien sûr, la partie la plus difficile du Tour sera la dernière semaine, il faudra juste survivre. Il y a 5 ou 6 opportunités. La première fois c'est toujours équilibré mais on ne sait jamais comment ça se passera.
