Clément Venturini a remporté ce dimanche 29 mars la 24e édition de La Roue Tourangelle Centre Val de Loire. Le coureur d'Unibet Rose Rockets lève les bras pour la première fois sous ses nouvelles couleurs, il devance au sprint Martin Marcellusi (Bardiani CSF 7 Saber) et Matys Grisel (Lotto Intermarché). Sans équipe jusqu'au 11 décembre dernier, le coureur de 32 ans sait qu'il revient de loin : "Cet hiver, j'ai frôlé la retraite non voulue et Unibet m'a tendu cette chance. Et lui (Bryan Coquard qui vient le féliciter, ndlr) en fait partie parce que cet hiver on était ensemble, il m'a dit "Clément ne lâche rien." Ça a été très dur et du coup forcément dans les derniers kilomètres je ne pensais qu'à ça. Je pensais à deux personnes, mon fils et ma femme qui eux ont enduré tout l'hiver et m'ont poussé à continuer et ils m'ont supporté surtout parce que ça a été loin d'être facile."
Vidéo - Clément Venturini heureux après sa victoire sur La Roue Tourangelle
"Je ne sentais pas les pédales dans les bosses"
"Et pour revenir sur les derniers kilomètres, c'est une course que j'apprécie énormément. J'avais discuté avec l'organisateur lors de la remise des prix, il m'avait dit qu'il voulait durcir pour que ça fasse ce qu'il n'avait jamais eu lieu, c'est-à-dire un petit groupe parce que souvent on se faisait reprendre dans les derniers kilomètres et j'en faisais partie souvent. Donc voilà, c'est une course qui me correspond parfaitement bien, il y avait une grosse équipe autour Dylan, j'ai pu profiter de ces coureurs très costauds pour le positionnement et après j'ai essayé de me débrouiller au mieux et c'est vrai que je ne sentais pas les pédales dans les bosses. J'ai dit non, aujourd'hui ça ne peut pas m'échapper", a-t-il déclaré.
Clément Venturini était venu en tant qu'équipier pour aider le grand favori de la course Dylan Groenewegen, mais les mouvements de course ont fait que le Français d'Unibet Rose Rockets s'est retrouvé seul de son équipe dans le groupe de tête : "Une fois seul j'ai essayé de rester dans les cinq, dix premières places et malheureusement voilà, les mecs n'étaient pas très content parce que je pouvais pas collaborer et voilà. Après, c'est la stratégie, l'année dernière, j'ai perdu comme ça, Uno-X Mobility ne voulait pas tourner et puis après ils gagnent. Je pense que les mecs comprennent quand c'est comme ça, je ne voulais surtout pas me faire piéger. Bryan avait des équipiers, ils ont assuré le tempo et je savais que c'était l'homme rapide. J'avais vraiment peur de ces derniers kilomètres, des derniers virages parce que certains coureurs sont aussi prêts à tout, à faire les intérieurs tout ça. J'avais peur de me faire bousculer et j'ai juste entendu Bryan qui voulait laisser partir Benjamin Thomas dans le dernier virage. Donc c'est pour ça qu'il y a eu un moment d'hésitation, je voulais rien laisser et c'est pour ça que j'ai bouché le trou, j'ai laissé passer Bryan. C'était encore assez loin de la ligne, mais voilà."
Le derniver vainqueur de la Coupe de France conclut en revenant sur l'hiver qu'il vient de passer sans contrat professionnel : "Je pense que ça m'a endurci. Franchement, j'ai pas trop compris ce qui m'est arrivé cet hiver. Alors certes, j'ai un gros caractère mais c'est ce qui me permet aussi d'aller m'entraîner quand il fait 0 degrés, de m'infliger toutes les contraintes entre guillemets qui ne sont pas des contraintes pour moi d'être professionnel et tout ce qui va à côté le sérieux au quotidien et voilà Unibet Rose Rockets m'a tendu la main et je la remercie grandement."
La Roue Tourangelle Centre-Val de Loire - Classement général