Tour de France
Tour de France - Thierry Gouvenou nous décrypte le Tour 2020 Photo : Sirotti

Tour de France - Thierry Gouvenou nous décrypte le Tour 2020

Montagneux, inédit, piégeux, brutal, sudiste : les qualificatifs de tous bords ne manquent pas pour décrire le parcours du 107ème Tour de France qui partira de Nice fin juin prochain. Si les coureurs et directeurs sportifs y vont chacun de leur analyse, les dirigeants d'Amaury Sports Organisation semblent déjà fiers de la passion qu'engendrera leur nouvelle édition de la Grande Boucle.  Interrogé sur ce sujet, Thierry Gouvenou directeur technique des épreuves d'ASO s'est expliqué sur ce parcours.

Christian Prudhomme, le patron, nous explique son Tour 2020

 

"Un Tour sans temps morts"

C'est la tendance qui se dégage de plus en plus : désireux de répondre aux critiques sur le caractère monotone et ennuyeux de la première semaine, les organisateurs du Tour tendent véritablement depuis quelques années vers un parcours jonglant d'un jour à l'autre entre étapes de plaines, accidentées et/ou de montagnes. Tout comme Christian Prudhomme, Thierry Gouvenou assume complètement ce choix : "En construisant ce Tour, avec ce départ donné très au sud, notre but était de profiter au maximum des reliefs, et ce dès les premiers jours. Nous voulions également revenir dans des régions trop souvent délaissées par le Tour, et c’est pour cela que nous reviendrons en Charente avec cette étape des “deux îles” qui promet du vent dans sa dernière partie. Dans l’ensemble, ce sera un Tour qui sera constamment difficile, sans temps mort tout au long des trois semaines, d’autant que nous serons toujours à portée de main des difficultés."


"Inciter les coureurs au mouvement"

De façon générale, les organisateurs souhaitent décadenasser la course par tous les moyens. Si le résultat avait été plutôt médiocre en 2018 avec un contrôle sans failles de l'équipe Sky, le cru 2019 s'est avéré très ouvert et indécis. Pourquoi alors ne pas continuer sur cette route là ? Le Normand reste conscient qu'en vue de la troisième semaine de course, les leaders ne se mettront probablement pas à la planche les premiers jours : "Nous savons bien que les leaders ne se découvriront pas dans les premiers jours, et ce sera ainsi l’occasion pour les baroudeurs-grimpeurs, je pense notamment à un Thomas de Gendt, de partir à l’avant et d’aller chercher le maillot jaune. Le parcours est bien plus montagneux que l’année dernière, avec des montées plus longues. Ainsi, il n’y a pas de profils similaires aux étapes d’Épernay et de Saint-Etienne, mais l’étape de Sarran est tout de même très piégeuse. Concernant les Pyrénées, le but est d’inciter les coureurs au mouvement, c’est pourquoi il n’y aura pas d’arrivée en altitude. Dans l’ensemble, c’est un Tour destiné aux grimpeurs-puncheurs.

Autre innovation toujours plus fréquente : la diminution du kilométrage de contre-la-montre. Cette idée a une nouvelle fois refait surface lors de la présentation du Tour. En effet, un seul effort solitaire sera au programme 2020, et celui-ci s'achèvera... au sommet de la Planche des Belles Filles après 36km sur les routes vallonnées de la Haute-Saône. De quoi limiter drastiquement les écarts potentiels entre les rouleurs et les grimpeurs moins à l'aise sur un parcours plat : "Pour ce qui est du chrono, c'est un choix purement sportif, qui prend en compte les écarts faits sur les chronos de ces dernières années, qui s’avèrent difficiles à rattraper par la suite. Mais la course durera pratiquement une heure, et il'y aura forcément des écarts importants." a-il complété.

 

"Un avant et un après Col de la Loze"

La nouveauté la plus bruyante pour 2020 a certainement été l'annonce du franchissement du col de la Loze. Situé après le sommet de Méribel, le profil unique des 6 derniers kilomètres de ce col ont de quoi déclencher des frissons. Jusqu'à l'arrivée, les coureurs auront à affronter des successions de toboggans entre replats et murs à plus de 20%. Une montée irrégulière et qui promet du spectacle en troisème semaine, ce qui n'est pas sans rappeler certains cols que l'on peut apercevoir habituellement sur le Tour d'Italie ou le Tour d'Espagne. Cette volonté de suivre les formules qui marchent des autres Grands Tours est elle aussi une idée plutôt récente depuis l'arrivée de Christian Prudhomme à la direction du Tour de France. Gouvenou lui n'a pas manqué de saluer le caractère original de ce col qui constituera selon lui "un tournant" : "Beaucoup de petits détails pourront changer le visage d’une étape. Par exemple, le col de Néronne sera monté par un versant inédit, beaucoup plus difficile que celui que nous empruntons habituellement. De la même manière, je suis satisfait de l’introduction d’une montée comme le col de la Hourcère, que nous reverrons probablement dans les prochaines années. Quant au col de la Loze, son franchissement marquera, à mon sens, un passage dans une autre dimension que nous ne connaissons pas en France. C’est un col exceptionnel, et il y aura un avant et un après. »

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Publié le par Jean LEBRETON

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