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ITW - Marion Norbert-Riberolle, 'objectif championne du monde' Photo : @ExperzaProCX

ITW - Marion Norbert-Riberolle, "objectif championne du monde"

Elle a fêté ses 21 ans mardi et sera l'une des grandes prétendantes au titre de championne de France de cyclo-cross à FlamanvilleMarion Norbert-Riberolle grandit vite, très vite. Troisième à Besançon l'an dernier, la jeune athlète a passé un cap depuis le début de la saison : troisième aux Championnats d'Europe chez les Espoirs, deuxième de la Coupe du monde de Namur dans cette même catégorie, septième de la manche du DVV Trofee disputée à Bruxelles dimanche dernier... Charles-Henri Démaret, son beau-père et entraîneur, se confie sur les ambitions de l'athlète avant un mois particulièrement intense.

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Marion réalise de très belles performances depuis le début de la saison. Comment l'expliquez-vous ?

Marion a un très gros potentiel. Je la connais depuis plusieurs années, elle était déjà très forte en BMX, elle a terminé sixième d'un Championnat du monde de BMX, ce n'est pas anecdotique. Mais je pense qu'il y a eu un déblocage dans sa tête cette saison, je pense qu'elle est un peu plus sûre d'elle, un peu plus à l'aise. Et effectivement, il y a des résultats qui tombent maintenant aux yeux du grand public, mais les performances de Marion étaient déjà là. Elle n'a pas gagné 200 watts durant cet été, on est plutôt sur un travail de longue haleine. Aujourd'hui, elle récolte le fruit de tous ses efforts.

 

Ce déblocage, ils s'explique aussi par son arrivée chez Experza ?

C'est une structure gérée par Christel Herremans qui est connue et reconnue dans le milieu du vélo, et son mari n'est autre que Rik van Slycke, directeur sportif chez Deceuninck-Quick Step. Donc il y a un staff qui est là pour mettre les athlètes en confiance. Après, Marion n'a pas changé son staff autour d'elle. Sa maman est toujours sa soigneuse et c'est toujours moi qui fait sa mécanique, parce qu'elle a confiance en moi et que s'il y a un problème sur un vélo, elle sait à qui s'adresser. Je dirais plus qu'elle a eu un déblocage vis-à-vis des athlètes du top niveau mondial. Avant, Marion regardait Sanne Cant et Ellen van Loy avec admiration. Jusqu'à présent, quand ça jouait des épaules, c'était des filles qu'elle laissait plus ou moins passer alors que maintenant, elle se bat contre elles et elle ira s'imposer s'il le faut pour choisir sa trajectoire face à ces filles-là. Je pense que c'est plus à ce niveau que le déblocage a eu lieu.

 

Elle s'est surprise avec sa 3e place aux Championnats d'Europe en Espoirs ?

Pour être honnête, on hésitait à aller à ces Championnats d'Europe un mois avant parce que si c'était pour prendre une sixième ou septième place, ça ne servait pas forcément à grand chose. On a discuté à tête reposée avec Marion. Au final, elle s'est surprise puisqu'elle a réussi à être dans l'allure du groupe pour la troisième place. Je pense que ça lui a fait un certain déclic, ça s'est confirmé le lendemain puisqu'elle prend une troisième place à Niel, après s'être battue pendant la moitié de la course avec Lucinda Brand. 

 

L'objectif du week-end, c'est de devenir championne de France ?

On va dire oui. Beaucoup attendent de voir Marion faire un résultat mais elle ne va pas se mettre plus de pression que ça. Aujourd'hui, son objectif, elle l'a annoncé en début de saison, c'est d'essayer d'être championne du monde en Suisse le 2 février prochain. Cela passe par des phases de préparation, par des courses de préparation, et le Championnat de France est une étape dans cette préparation pour les Championnats du monde. Dans les quatre semaines qui arrivent, il y a le Championnat de France, la Coupe du monde de Nommay, la Coupe du monde d'Hoogerheide... Il y a forcément des moments où elle sera peut-être un peu moins bien compte tenu des charges d'entraînement qu'elle a en ce moment. Son objectif a elle, c'est d'essayer d'être championne du monde.

 

Qui seront vos principales rivales ?

J'ai appris que Pauline Ferrand-Prévot ne serait pas au départ. Marion aurait bien voulu qu'elle soit là car pour avoir un beau Championnat de France, il faut de beaux athlètes, et Pauline est une belle athlète. Après, il ne faut pas oublier qu'une fille comme Caroline Mani ne va pas vouloir lâcher son maillot. Marlène Petit court toujours après ce maillot, elle a un grand nombre de places de seconde. Il y a aussi Perrine Clauzel, une athlète qui a montré un très bon potentiel en début de saison, et une génération montante avec notamment Amandine Fouquenet, qui évolue mois après mois et qui peut être capable, je pense, de jouer le podium, aussi bien chez les Elites que chez les Espoirs.

 

Physiquement et mentalement, Marion n'est pas trop fatiguée à ce stade de la saison ?

On s'est installé en Belgique donc ça nous permet d'avoir des déplacements plus courts. On est à 1h15 de Namur par exemple. Le week-end dernier, Marion a couru à Gullegem, à 10 minutes de chez nous. On a préféré choisir un cyclo-cross comme Gullegem plutôt que celui de Troyes. Même si elle est originaire de Troyes et que son parrain est responsable des sports à la ville de Troyes, elle a préféré prendre cette optique de faire un cyclo-cross à côté de la maison pour avoir un temps de récupération qui lui permette de ne pas arriver fatiguée aux Championnats du monde.

 

L'objectif d'être championne du monde est-il réaliste au regard de la concurrence, principalement celle de Ceylin del Carmen Alvarado ?

Ça fait deux ans que Ceylin del Carmen Alvarado est la grandissime favorite et ça fait deux ans qu'elle n'est pas championne du monde. Est-ce qu'il y a le stress de la victoire, la peur de se louper sur cette course... Je ne sais pas, je ne suis pas dans la tête de Ceylin et je ne suis pas son entraîneur. Elle est un ton au-dessus, il ne faut pas se voiler la face, mais un Championnat du monde reste un Championnat du monde. Les athlètes espoirs vont se retrouver à courir uniquement entre elles, donc il faut imprimer son rythme. On a vu que Ceylin a eu du mal à le faire l'année dernière, et elle n'a terminé que troisième. Tout est possible sur un Championnat du monde. Il faut réussir à être en forme le jour J, ce qui n'est pas évident, et il faut surtout être prêt à faire la guerre dans sa tête.

 

Marion courra-t-elle encore en cyclo-cross après les Mondiaux ?

Oui, elle va enchaîner plusieurs cyclo-cross jusqu'à la fin du mois de février. Elle finira le 23 à Oostmalle. Elle sera à Lille, à Middelkerke, Hulst... Il y aura beaucoup de cyclo-cross encore après les Mondiaux.

 

A quel moment reprendra-t-elle la route ?

Cette année, on a décidé de faire un peu différemment. On voudrait que Marion ait au moins un mois voire un mois et demi de coupure complète, sans vélo, et qu'elle reprenne le vélo mi-avril. On a organisé un week-end à Londres en famille par exemple. Marion a deux petites soeurs, elle veut renvoyer l'ascenseur car il y a des sacrifices, on part tous les week-ends pour des compétitions... Marion a ce respect vis-à-vis de ses deux soeurs, elle veut passer du temps en famille et ça permettra de décompresser de cette saison qui aura été fatigante pour tous.

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Publié le par Quentin BALLUE

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