ITW - Manu Hubert : «Paris-Roubaix, ça transcende Warren Barguil»
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Photo : @Cyclismactu / CyclismActu.net

ITW - Manu Hubert : «Paris-Roubaix, ça transcende Warren Barguil»

Warren Barguil l'a annoncé ce lundi, il va découvrir Milan-San Remo (8 août) et Paris-Roubaix (25 octobre) cette année. Une première pour le Breton, plus habitué aux grands cols du Tour de France qu'à ces grandes Classiques de printemps, mais qui plait à Emmanuel Hubert, le manager de son équipe Arkéa-Samsic. Ce dernier a répondu aux questions de Cyclism'Actu pour évoquer le choix de Barguil.

Vidéo - Barguil : "Peut-être que je ne suis pas assez réaliste..."

 

Emmanuel, Warren Barguil va découvrir Milan-San Remo et Paris-Roubaix cette année. Quels seront ses objectifs sur ces deux courses mythiques ?

Warren l'a dit, sur Milan-San Remo, il sera là pour aider Nacer Bouhanni. On a quelqu'un d'hégémonique pour ce type de course, Nacer a toutes les cartes et les aptitudes requises pour bien figurer sur un Milan-San Remo. Warren apprécie énormément Nacer, donc il ira sur Milan-San Remo pour faire une découverte, parce que ça fait partie des courses mythiques, et pour aider Nacer. Sur Roubaix, c'est différent.

Sur une course comme Roubaix, Warren peut vraiment bien figurer. Il faut se rappeler les étapes du Tour de France où Warren a vraiment aimé les pavés. Il apprécie ces courses-là, il a envie de les faire, ça le transcende, et malgré son poids léger, il a des aptitudes pour ces courses-là. Quand un grimpeur veut s'afficher sur une course comme Paris-Roubaix, je trouve que ça donne aussi de l'éclat à notre cyclisme. Qu'un des meilleurs grimpeurs du monde puisse dire : "Moi j'ai envie de faire Paris-Roubaix parce que c'est fun"... Il faut aussi que le cyclisme professionnel reste ludique, qu'il y ait du plaisir tout en restant professionnel. L'un et l'autre ne sont pas incompatibles. Donc un Paris-Roubaix, à partir du moment où vous avez quelqu'un qui est très motivé, même si on peut dire que le gabarit peut y jouer, à partir du moment où vous avez quelqu'un qui est transcendé par cette course-là, je pense qu'il faut dire ok. En plus elle arrive en toute fin de saison, les risques sont mineurs.

 

Le fait que Paris-Roubaix soit en octobre et que votre équipe n'ait pas forcément de leader pour une course comme celle-là, c'est aussi une chance pour Barguil ?

C'est vrai que notre équipe est vraiment typée grimpeurs et courses par étapes. Warren veut mettre les roues sur les pavés et je l'engage à le faire, parce que ça fait partie du fun de notre cyclisme. Et il faut surtout garder cet ADN ludique, en se disant que c'est une journée exceptionnelle de faire Paris-Roubaix. Warren a 29 ans, il a envie de découvrir cette course, et honnêtement ça ne me fait vraiment pas peur. Ça ne peut être que constructif, et ça pourrait aussi servir pour les éditions futures du Tour de France qui repassera très certainement sur les pavés.

 

C'est Warren Barguil qui vous a demandé à pouvoir faire ces courses ? 

Bien sûr, c'est Warren qui a demandé. Il avait déjà soumis cette idée en début d'année, mais comme d'habitude Paris-Roubaix est avant le Tour de France, il y avait une vraie réflexion à adopter. Là, c'est après le Tour et en toute fin de saison, donc les risques sont vraiment minimes. Et au-delà de tout ça, Warren est quelqu'un qui a un très bon équilibre, qui sait piloter le vélo, et sur les pavés, sa seule petite déficience serait peut-être sa masse corporelle. Il fait 60-61 kilos, ça reste faible par rapport aux gabarits des spécialistes, mais à partir du moment où on a l'envie, je dis qu'il faut donner l'accès à cette course-là. Comme c'est en fin de saison, il aura aussi l'occasion de finir sur une belle note psychologique avec peut-être un résultat sportif assez sympa.

 

Vous pensez que Barguil a des chances de faire un bon résultat sur Paris-Roubaix ?

Je n'en sais rien. Il y a plein de conditions requises pour un Paris-Roubaix. Il faut de la chance, il faut bien passer les pavés... Sur une dizaine de secteurs, on sait que Warren est tout à fait capable, il l'a prouvé au moins deux fois sur le Tour de France. maintenant, de passer 50 kilomètres de pavés, c'est autre chose, surtout contre des adversaires préparés spécifiquement pour ce type de courses. C'est différent d'un Tour de france, bien entendu, mais voilà, pour moi, quelque soit le résultat, ça restera une très belle expérience. Moi-même je n'étais pas typé coureur de Paris-Roubaix, mais à partir du moment où tu l'as fait au moins une fois...

 

Parlons maintenant du Tour de France. Votre équipe Arkéa-Samsic a présélectionné 13 coureurs pour le Tour. Savez vous déjà quels seront les six qui acompagneront Warren et Nairo Quintana ?

C'est une présélection, et ça reste une présélection. Il faut qu'on donne nos premiers coups de pédale, notamment dès la semaine prochaine avec le premier stage, il faut qu'on reprenne le cours de la saison et qu'on revoit nos coureurs. Ensuite, on définira les six autres coureurs qui accompagneront Warren et Nairo. Mais aujourd'hui, ils ont tous leur chance. La reprise se passe bien, les coureurs sont prêts, motivés et ont envie d'aller en stage. En plus, avant la coupure, on était au top sur le plan sportif avec huit victoires, meilleure équipe à l'Europe Tour... On est sur une très bonne dynamique et automatiquement les coureurs s'en souviennent, et ils se disent qu'on va continuer à faire ce qu'on a commencé.

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Publié le par François BONNEFOY

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