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Chronique - Mangeas : «Le Tour sans moi, je le vis bien» Photos : Cyclism'Actu & Sirotti

Chronique - Mangeas : «Le Tour sans moi, je le vis bien»

 

La Chronique Mangeas après les mondiaux sur piste 2015

Retour de la Chronique Mangeas sur Cyclism'Actu. Alors que la saison des grands Tours approche à grands pas, Daniel Mangeas nous parle du Tour de France qui, pour la première fois depuis 1974, partira sans lui. Il le suivra avec beaucoup d'attention et redeviendra ce jeune adolescent qu'il a été alors qu'il suivait la course de l'extérieur. Entre souvenirs et anecdotes, celui dont le nom restera à jamais associé au Tour de France nous raconte comment il va vivre son mois de juillet, mais pas que !

 

Je vais vivre le Tour de l'extérieur

Dans deux mois le Tour de France partira sans moi, mais je le vis bien. Ces quarante années sur le Tour furent pour moi des merveilleux moments d'échanges avec le public et les coureurs, des plus grands aux plus modestes ! Bien sûr ce bonheur d'animer, je l'ai toujours même si j'en ai fini avec le Tour de France. Je savoure pleinement, je vais suivre le Tour de France avec de l'intérêt car le surlendemain du Tour, je répondrai présent à plusieurs Critériums dont DijonLisieux, Marcolès, Camors etc. Ensuite, il y aura le Tour de Poitou-Charentes, le Tour du Limousin et le Tour de l'Ain notamment. 

Comme je l'avais dit il y a un an, je passerai la première partie du Tour en Norvège chez mon fils, en famille donc. Cependant, je regarderai le Tour sur la télévision norvégienne. En 2008 déjà, j'avais dit à Christian Prudhomme que j'aimerais bien que mon dernier Tour soit le centième (2013). Finalement, j'ai fait une année de rab et je vais maintenant m'octroyer un mois de vacances d'été ce qui ne m'étais jamais arrivé depuis 1974. Je vais retrouver mon adolescence en regardant le Tour de France de l'extérieur. Mes derniers mots sur le Tour de France 2014 ont dû être quelque chose comme "La fête a été belle et vivement l'année prochaine"

 

Le Tour dans son village, un souvenir marquant

Chaque journée passée sur le Tour est presque marquée dans ma mémoire. Le souvenir le plus fort, c'est quand le Tour de France est parti de mon village de Saint-Martin-de-Landelles, le 14 juillet 2002. Quand on était gamin, on jouait aux petits coureurs avec mes amis autour des murs de l'église. Si on nous avait dit un jour que cinquante ans après, le Tour de France (le vrai) viendrait s'intaller ici, c'est quelque chose que nous n'aurions pas imaginé. Ces choses-là, je pense qu'il ne faut pas les faire deux fois pour que ça reste unique.

Je me rappelle que le prince curé avait oublié de débrancher les cloches alors que Jean-Marie Leblanc faisait son discours. Au moment où il le commençait, toutes les cloches se sont mises à sonner, Jean-Marie en souriant a regardé le maire Jacky Bouvet et lui déclare "tu es Don Camillo et moi je suis Peponne". C'était une "gueguerre" (amicale) entre un maire communiste et un curé. 

 

Le baromètre du Tour

Depuis le début de l'année, je pense que Nairo Quintana devrait être le grand favori de cette 102e édition. On retrouvera aussi les Nibali, Contador et autres Chris Froome pour sûr. Valverde va quant à lui arriver en France complètement détendu après sa sublime campagne ardennaise.

En parlant de celle-ci, je note un très bon comportement des Français. Jadis il y avait le week-end ardennais qui avait été gagné par Raymond Poulidor entre autres et du temps que je me souvienne les Français ont toujours été brillants dans les ardennaises. Julian Alaphilippe a confirmé son talent, je l'avais découvert sur le Tour de l'Ain. C'est un garçon qui a les pieds sur terre, très agréable et qui a tous les atouts pour devenir un grand. Il a de l'ambition et semble gérer parfaitement la pression.

Pour en revenir aux favoris du prochain Tour de France, le Tour de Romandie que viennent de réaliser Bardet et Pinot est très intéressant. Le public français attend ces deux champions et ils répondent aux attentes. Il ne faut pas arriver en proie au doute. C'est un peu le cas de Jean-Christophe Péraud, mais il a une grosse expérience, il peut gérer tout ça et se retrouver pleinement sur le Tour de France. Les Français de 2014 vont être également les Français de 2015 ! Avec peut-être l'arrivée de Warren Barguil comme pur grimpeur. Je l'attends avec beaucoup d'impatience. La jeune génération française a pris rendez-vous, et pour toutes les courses du circuit international. Voilà quelque chose qui me rejouis et qui nous rejouit !

 

Le Giro vu par Mangeas

Je ne m'y suis pas encore réellement attardé, j'ai pas mal bougé au cours du dernier mois. Côté favoris, on pourrait avoir un avantage pour Richie Porte qui, depuis le début de saison, est intraitable. En revanche Alberto Contador enchaînera après le Giro sur La Route du Sud. Son objectif premier doit être le Tour de France mais s'il peut gagner le Tour d'Italie, il est évident qu'il ne vas pas se gêner.

Je suivrai également d'un regard particulier les premiers tours de roues de Sylvain Chavanel sur les routes du Giro. C'est un champion qui est un bel exemple pour le cyclisme français et je souhaiterais qu'il revienne en France avec une victoire d'étape. D'autant plus qu'après le Tour d'Italie, il essayera d'enchainer victorieusement avec les championnats de France qui se dérouleront à Chantonnay. Que ce soit sur l'épreuve en ligne ou sur le contre-la-montre. 

 

Suite de son mois d'avril sur la Coupe de France

Le mois d'avril est un mois intense et tant mieux pour le cyclisme français. Lors de la dernière chronique nous étions restés sur le retour gagnant de Julien Loubet à Paris-Camembert mais la Coupe de France a continué derrière. Alexandre Geniez (FDJ) est passé tout près de la victoire au Grand Prix de Denain mais malheureusement pour lui le peloton des sprinteurs l'a rejoint sur le fil et c'est Nacer Bouhanni qui s'y est imposé.

Ensuite on a eu le traditionnel week-end breton avec le Tour du Finistère qui s'achève sur les hauteurs de Quimper après un parcours exigeant et rendu plus difficile encore par la pluie. Thomas Voeckler est lui aussi passé tout près de la victoire mais c'est Tim De Troyer qui l'a emporté. C'est un coureur qui a de belles qualités comme il l'a prouvé à plusieurs reprises sur les classiques. Le lendemain, le Tro Bro Léon a fait état d'une très belle participation, comme la veille d'ailleurs. La victoire est enfin revenue à Alexandre Geniez et de belle manière. Mérité au vu de son très bon mois d'avril. Nouvelle déception en revanche pour Benoît Jarrier, lequel termine pour la deuxième fois à la seconde place de cette course. 

Nous avons conclu ce magnifique mois d'avril en France par une nouvelle venue sur la Coupe de France, La Roue Tourangelle. Je suis ravi de voir la victoire de Lorenzo Manzin, qui a vingt ans a déjà titillé Mark Cavendish sur les routes du Tour de Poitou-Charentes. Il a donc obtenu une très belle victoire devant un autre espoir français, Clement Venturini. Ils sont en "couveuse" comme on dit mais les bébés poussent bien. Les années à venir pourraient être les leurs. Je n'oublie pas enfin la belle victoire de Quentin Jauregui sur le Grand Prix de la Somme, lors duquel Anthony Delaplace a terminé à nouveau second. Le coureur de l'équipe Bretagne-Séché est dans le top 20 de l'UCI Europe Tour, ce qui est une très belle performance.

Quant à mon mois de mai, je le commence avec les 4 jours de Dunkerque. Une épreuve historique du calendrier français où se mêlent l'exploit sportif et la ferveur du public nordiste.

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Publié le par Sam MYON

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