Bilan 2020 - Bahrain-McLaren, de la régularité mais peu de succès
Bilan 2020
Photo : @BahrainMcLaren

Bilan 2020 - Bahrain-McLaren, de la régularité mais peu de succès

Auteur d'un gros recrutement à l'intersaison (Mikel Landa, Wout Poels, Pello Bilbao), Bahrain McLaren affichait beaucoup d'ambitions au moment d'aborder la saison 2020. Avec seulement neuf victoires dont deux en WorldTour, elle espérait sans doute mieux en début d'année. Ces succès ont été principalement l'oeuvre de Phil Bauhaus qui a brillé en tout début de saison lors du Saudi Tour qu'il a remporté. Toutefois, hormis le nombre de victoires, le bilan reste correct étant donné la régularité dont ont fait preuve les hommes dirigés par Rod Ellingworth, en particulier sur les classements généraux des courses à étapes. 

Vidéo - Mikel Landa, chef de file de Bahrain McLaren en 2020

 

Mikel Landa, un statut de leader assumé 

Arrivé en provenance de l'équipe Movistar, Mikel Landa avait un rôle de leader à assumer au sein de sa nouvelle formation Bahrain McLaren. En jambes dès le début de saison, il s'est illustré sur les routes de son pays en prenant une belle troisième place sur le Tour d'Andalousie en février, sa dernière course avant la pause forcée par la crise sanitaire. Landa a repris à l'occasion du Tour de Burgos, où il est monté en puissance tout au long de la course, pour monter sur le podium final derrière Remco Evenepoel (Deceuninck-Quick Step). Avec pour grand objectif le Tour de France où il souhaitait monter sur le podium pour la première fois, il a fait sa dernière course de préparation sur le Critérium du Dauphiné. Au contact avec les meilleurs les quatre premières étapes, le Basque a souffert de problèmes au dos le dernier jour et a terminé à une décevante 18ème place.

Au départ du Tour de France avec une solide équipe à ses côtés, le grimpeur espagnol a pris une quatrième place finale à Paris, rééditant sa performance de 2017 alors qu'il était chez Sky. Il a perdu du temps sur la septième étape en raison des bordures, mais n'a jamais été mis en difficulté sur les étapes de montagne, faisant preuve d'une belle régularité. Il n'aura cependant jamais été en mesure de faire basculer la course malgré une belle tentative sur la dix-huitième étape. Plus en retrait après la Grande Boucle, il a malgré tout terminé 16ème de la course en ligne des Championnats du Monde à Imola, mais ne se sera pas montré lors des classiques ardennaises. 

 

Bilbao, Pernsteiner, Poels : Bahrain McLaren à son avantage sur le Giro et la Vuelta

Après un Tour de France globalement réussi, l'équipe Bahrain McLaren se présentait au départ du Tour d'Italie avec un duo d'outsider : Hermann Pernsteiner et Pello Bilbao, ce dernier ayant couru la Grande Boucle en soutien de son leader. Idéalement placé au classement général à l'issue de l'arrivée au sommet à l'Etna, le natif de Guernica s'est montré à un très haut niveau pendant les trois semaines de course, en particulier lors de l'étape reine où il a terminé troisième à l'arrivée au Laghi di Cancano. Quatrième à l'issue du contre-la-montre final à Milan, l'équipe peut compter sur un leader sur les Grands Tours en plus de Mikel Landa dès l'an prochain. 

Moins connu du grand public, Hermann Pernsteiner découvrait le Tour d'Italie à l'âge de 30 ans. Présenté comme co-leader au début de la course, l'Autrichien s'est distingué en prenant une très belle deuxième place sur la 17ème étape, propice aux baroudeurs-grimpeurs, mais n'a rien pu faire face à Ben O'Connor (NTT Pro Cycling). Pas toujours au contact des meilleurs pour le classement général, il aura malgré tout fait preuve d'une belle forme pendant les trois semaines, concluant ainsi un Grand Tour dans le top 10 pour la première fois de sa carrière chez les professionnels. Pour Bahrain McLaren, il s'agit d'un Giro très réussi, puisque l'on peut ajouter à cela la victoire d'étape du Slovène Jan Tratnik

Recruté pour jouer sa carte personnelle dans l'effectif après un passage chez Sky, Wout Poels menait sa formation au départ du Tour d'Espagne. Handicapé sur les routes de la Grande Boucle, le Néerlandais était dans une grande forme dans la péninsule ibérique. Souvent au contact des meilleurs sur un parcours très montagneux, il a pris la sixième place à l'arrivée à Madrid, et égale sa meilleure performance en Grand Tour, c'était sur la Vuelta 2017. Auparavant, il avait pris une seizième place sur la Flèche Wallonne mais n'a pas performer comme il l'a voulu sur ces classiques ardennaises. 

 

Les Classiques de Dylan Teuns et les sprints de Colbrelli : deux déceptions pour Bahrain McLaren

Attendu sur les sprints massifs et les étapes pour puncheurs, Sonny Colbrelli n'a pas eu les résultats escomptés cette saison. Après la reprise des compétitions, il s'est distingué en remportant la première étape de la Route d'Occitanie. Toutefois, sur le Tour de France, l'un de ses grands objectifs de la saison, le coureur italien ne s'est jamais vraiment montré à son avantage, avec pour meilleur résultat une 9e place décrochée à Lyon lors de la quatorzième étape. Malgré une belle quatrième place sur la Flèche Brabançonne, il n'aura jamais pesé sur les classiques flandriennes, un terrain qui convient bien à ses aptitudes habituellement. 

Dylan Teuns avait lui bien démarré sa saison en finissant cinquième du Tour de Valence pour sa course de reprise. Plus tard dans le mois de février, il a remporté une étape sur le Tour d'Andalousie. De manière assez surprenante, il n'est pas retenu par sa formation pour participer à la Grande Boucle et se préparera pour les Classiques sur Tirreno-Adriatico. Mais le natif de Diest n'aura pas performé sur les Ardennaises, son grand objectif de la saison. Un peu plus en forme sur les flandriennes, il aura terminé à la 10e et 11e place de Gand-Wevelgem et du Tour des Flandres. Malgré une 4e place de Matej Mohoric sur Liège-Bastogne-Liège, les classiques resteront une déception pour l'équipe. Après un exercice 2020 très mitigé, le coureur de 28 ans aura à coeur de rebondir sur une saison plus normale en 2021. 

 

Bahrain McLaren mise sur la continuité en 2021 malgré le départ de Mark Cavendish

En comparaison avec d'autres formations comme AG2R La Mondiale ou Qhubeka Assos, Bahrain McLaren se sera montrée très discrète sur le marché des transferts. Malgré le départ du sprinteur emblématique Mark Cavendish - qui ne s'est jamais imposé dans cette équipe - aucune arrivée majeure n'est à signaler, à part celle de l'Australien Jack Haig (Mitchelton-SCOTT). Par ailleurs, de jeunes coureurs prometteurs ont été recrutés comme Gino Mäder (NTT Pro Cycling) ou le rouleur Jonathan Milan, qui découvrira le WorldTour. Sans changements majeurs, l'équipe bahreïnie devrait se concentrer sur son terrain de prédilection en 2021 : les Grands Tours et les courses à étapes. Avec son leader emblématique, Mikel Landa, qui a annoncé viser le Tour de France 2021, elle pourra jouer la victoire finale sur les courses les plus prestigieuses du calendrier. 

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Publié le par Waldemar NEY

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