Tour Down Under - Matthew Fox… du monde Amateur à un Top 10 sur le Down Under
Aujourd’hui intégré à la formation issue de la fusion Lotto–Intermarché, l’Australien Matthew Fox effectue ses débuts dans le peloton professionnel à l'occasion de ce Santos Tour Down Under, après deux saisons passées chez les amateurs. Il a notamment évolué au sein des formations françaises CC Étupes en 2024, puis VC Rouen la saison dernière. Au micro de Cyclism’Actu, il revient, dans un excellent français, sur son parcours, son expérience en France et son retour au plus haut niveau.
Vidéo -
Lire la suite de l'article
"Les circuits amateurs en France sont peut-être les meilleurs au monde"
Matthew, où étais-tu il y a un peu moins d’un an, il y a dix ou onze mois ? Qu’est-ce que tu faisais à ce moment-là ?
L’année dernière, début février, j’arrivais à Rouen avec l’équipe Rouen 76. C’est vraiment différent de commencer la saison en Australie plutôt qu’en France. Cette année, cette course est ma première course de la saison.
Tu as beaucoup gagné l’an dernier en France. Pourquoi avoir choisi cette voie un peu traditionnelle, en passant par des clubs français, même deux clubs français, pour devenir professionnel ?
Je pense que les circuits amateurs en France sont peut-être les meilleurs au monde. Avec les équipes, le staff, les courses, tout l’environnement, c’est vraiment très bien pour passer professionnel. Si on n’a pas encore dans une dévo WorldTour, c’est sans doute la meilleure étape suivante pour avoir une chance de devenir pro.
Comment se passe ton début chez les professionnels ? Tu as déjà réalisé un top 10 ici.
Oui, ça se passe bien. Avant la course, j’étais un peu nerveux, mais on avance jour après jour. Parfois, ce n’est pas parfait, mais obtenir déjà un top 10, je suis vraiment très content. En plus, je suis chez moi, donc c’est encore plus spécial.
Quand tu dis "chez toi", c’est-à-dire que tu viens vraiment d’Adelaide ?
Oui, je viens d’Adelaide. Je vis ici depuis que j'ai cinq ans. Je connais toutes les routes, donc c’est quelque chose de vraiment particulier pour moi.
Le Tour Down Under, c’est une très grande course pour toi ?
Oui, c’est une très grande course.
Tu venais déjà la voir avant, quand tu étais plus jeune ? Tu venais voir les coureurs ?
Oui, depuis que je suis très jeune, je viens voir la course chaque année. C’était vraiment un rêve de pouvoir y participer un jour.
Ici, à Stirling, tu as déjà vu passer des coureurs comme Peter Sagan, par exemple ?
Oui, complètement. C’est incroyable.
Qu’est-ce que tu attends de ta première année professionnelle ?
Je veux apprendre le plus possible avec l’équipe et trouver ma place dans le collectif. Que ce soit comme poisson-pilote ou comme sprinteur, si j’en ai l’occasion. Mais la priorité, c’est surtout d’apprendre le monde professionnel.
Et qu’aimerais-tu réussir, accomplir, dès cette première saison ?
Bien sûr, j’aimerais gagner, mais chez les professionnels ce n’est pas simple. Si j’arrive déjà à bien me placer dans le peloton et à progresser toute la saison, je serai content.

Vos vidéos du Down Under, cyclo-cross… sur Dailymotion Cyclism’Actu TV