Tour de La Provence - Martin-Guyonnet : «Faire de belles choses collectivement»
Par Benoît GILLES le 13/02/2026 à 14:28
Guillaume Martin-Guyonnet (Groupama-FDJ United) fait figure, à 32 ans, d'ancien dans un collectif très jeune à l'occasion du CIC Tour de La Provence. Aux côtés de Victor Loulergue, Lorenzo Germani ou l'un des Provençaux en lice, l'Arlésien Rémi Daumas, le meilleur grimpeur de La Vuelta 2020 aura un double rôle : cornaquer cet effectif juvénile et jouer sa carte personnelle samedi, lors de la 2e étape où l'arrivée sera jugée au sommet de la Montagne de Lure, si la météo le permet. Cyclism'Actu l'a rencontré ce vendredi, avant le départ de la première étape.
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"Je peux apporter aux jeunes de l'expérience et du calme"
Groupama-FDJ United aligne une équipe particulièrement jeune sur ce Tour de La Provence. Quel rôle allez-vous jouer?
Heureusement que je suis là pour relever la moyenne parce que sinon effectivement, ce serait à peine 20 ans ! Mais c'est cool, j'apprécie toujours courir avec les jeunes de l'équipe, il y en a pas mal, ils sont talentueux, intelligents, ils ont envie d'apprendre et je pense qu'on peut faire de belles choses collectivement ce week-end.
Que pouvez-vous leur apporter ?
Forcément un peu d'expérience, peut-être du calme à des moments où il peut y avoir un peu de tension dans la course. Avec les années, on apprend que, justement, le fait d'être calme permet de dénouer des situations problématiques. C'est souvent la panique qui crée elle-même la panique. En plus, c'est plutôt ma nature. Et puis, leur faire part de mon expérience plus généralement. Mais bon, ils savent déjà pas mal de choses d'eux-mêmes.
Seront-ils à votre service samedi pour l'étape reine, vers la Montagne de Lure ?
On va voir déjà comment se déroule cette première étape qui peut être un peu ouverte, avec un départ assez difficile et peut-être la météo un peu difficile sur la sur la fin.
"Je suis un peu mieux que je ne l'étais en Australie"
Vous aviez effectué votre rentrée en Australie en janvier, avec notamment le Santos Tour Down Under (27e). Où en êtes-vous physiquement ?
Je suis un peu mieux que je ne l'étais là-bas, peut-être pas encore tout à fait au top. J'espère pouvoir être en mesure d'être en jeu pour la victoire.
C'était une nouveauté justement pour vous en Australie. Qu'en retenez-vous ?
Ce n'était pas une course tellement taillée pour les grimpeurs, je le savais à l'avance. Il y a en plus une étape pour grimpeurs annulée, mais je le prenais vraiment comme un bloc de travail aussi, en vue de la reprise en Europe. L'idée était de casser la routine, donc en ce sens, je suis content d'avoir fait le déplacement.
Samedi, la 2e étape s'achèvera au sommet, à la Montagne de Lure. C'est une grosse montée pour un début de saison…
C'est bien pour les grimpeurs d'avoir un terrain de jeu aussitôt dans la saison. J'espère que l'étape ne sera pas amputée à cause de la neige.

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