Route - Ion Izagirre : «Maladies, blessures... ça fait partie du quotidien»

Par François-Xavier LOUZE le 31/03/2026 à 16:08. Mis à jour le 03/04/2026 à 07:33.
Route - Ion Izagirre : «Maladies, blessures... ça fait partie du quotidien»
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Photo : @TeamCOFIDIS

Ce mardi 31 mars, l'équipe Cofidis a mis en ligne son podcast hebdomadaire "À l'abri du vent" qui permet de découvrir les membres de l'effectif nordiste. Auteur d'un beau début de saison, l'Espagnol de 37 ans Ion Izagirre y est interrogé. Il souligne notamment que le fait d'avoir grandi au Pays-Basque a été déterminant par rapport à sa passion du cyclisme et son parcours. Izagirre évoque également les difficultés rencontrées depuis ses débuts en professionnel, en 2010. Cette saison, le Basque a signé de bons résultats, finissant 5 de la Figueira Champions Classic et 7è du classement général de Paris-Nice, après avoir fini dans le top 10 de 3 étapes.

Vidéo - Ion Izagirre, leader d'une formation Cofidis aux ambitions renouvelées

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Cofidis ? "Je m'y sens très bien"

Ion Izagirre raconte tout d'abord les débuts de son parcours de cycliste professionnel : "J’ai commencé le cyclisme au Pays basque, à Irun, dans mon club formateur. Je suis Basque, et ici le vélo fait vraiment partie de la culture. Je suis passé professionnel en 2010 avec l’équipe continentale Orbea… une équipe basque, forcément. Ensuite, tout s’est enchaîné assez naturellement : une année chez Orbea, puis trois saisons chez Euskaltel, trois chez Movistar, deux chez Bahrain-Merida, puis trois années chez Astana entre 2019 et 2021. Aujourd’hui, je vis ma cinquième saison chez Cofidis. Je m’y sens très bien."

Sa passion du vélo s'est révélée alors qu'il était "très jeune". Il ajoute : "Mon père était un spécialiste du cyclo-cross en Espagne. Quand j’étais enfant, j’allais le voir courir, et j’ai grandi dans cette atmosphère. Au Pays basque, on voyait énormément de cyclisme : Itzulia, les courses locales, mais aussi le Tour de France. On allait régulièrement voir les étapes en montagne, au Tourmalet, à La Mongie. J’ai grandi avec l’époque d’Indurain, puis celle d’Armstrong, et surtout les grandes années d’Euskaltel avec Mayo, Zubeldia C’était une période magnifique pour le cyclisme basque. Forcément, cette passion a pris de plus en plus de place dans ma vie, jusqu’à devenir un objectif professionnel."

Le coureur salue le rôle majeur qu'a eu son père dans la découverte du cyclisme : "Sans lui, sans mes parents, je n’aurais probablement jamais développé cette passion pour le cyclisme. J’ai des souvenirs très forts des étapes du Tour de France que j’ai vues enfant, avec mon père, mon frère, toute la famille. Ces moments-là resteront gravés dans ma mémoire. Ce sont des souvenirs très puissants, qui donnent envie de continuer et d’aller toujours un peu plus loin."


"On apprend à se connaître"

Ion Izagirre revient également sur les difficultés rencontrées durant son parcours : "Le cyclisme, c’est un sport difficile, avec des chutes, des maladies, des blessures. Ça fait partie du quotidien. Le moment le plus délicat, c’est en 2017. Je chute dès la première étape du Tour de France et je me fracture des vertèbres. Ce n’est pas une blessure anodine, comme une clavicule. C’est beaucoup plus sérieux. Ça a été un moment très difficile, pour moi comme pour ma famille. La récupération a été longue, mentalement et physiquement. Mais c’est aussi dans ces moments-là qu’on apprend à se connaître et à relativiser."

De même, concilier vie familiale et vie professionnelle se révèle particulièrement difficile, quand on souhaite fonder un foyer tout en pratiquant le cyclisme au niveau professionnel. "Ce n’est pas facile, et ça devient de plus en plus compliqué avec le temps. Quand on est jeune, sans enfants, c’est plus simple. Mais aujourd’hui, avec une famille, les déplacements constants, les stages, les courses, c’est plus dur à gérer. Les enfants grandissent, posent des questions, demandent pourquoi on part souvent." Pour Ion Izagirre, cette difficulté est loin d'être anodine, étant même "clairement la partie la plus difficile de ce métier."

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