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ITW - Voeckler : «Je préfère ne pas parler de 2011 avec Andy Schleck» Photo : @Cyclismactu / CyclismActu.net

ITW - Voeckler : «Je préfère ne pas parler de 2011 avec Andy Schleck»

La Chaine L'Equipe vous proposait ce mardi de revivre une nouvelle fois la 18e étape du Tour de France 2011 et l'exploit d'Andy Schleck au sommet du Galibier. Contacté à l'occasion de la première rediffusion de cette étape restée dans la légende de la Grande Boucle,Thomas Voecklerqui avait porté le maillot jaune pendant 10 jours cette année-là et avait sauvé son paletot pour 15 secondes à l'issue de cette étape de montagne - était revenu pour Cyclism'Actu sur "son" Tour de France 2011.

Vidéo - Thomas Voeckler : "C'était la chance de ma vie..."

 

"Je ne revivrai plus jamais des moments comme ça"

"J'avais décidé de ne pas regarder parce que ce n'est pas forcément facile, neuf ans après et une fois qu'on a arrêté sa carrière, de revoir des moment qu'on ne connaîtra plus jamais en termes d'intensité, d'adrénaline, d'émotion", explique tout d'abord celui qui aura été leader du Tour de France pendant la moitié de l'épreuve. "Je sais pertinemment que, quelque soit la reconversion que je choisirai parce que je suis toujours en phase de reconversion et qu'elle n'est pas définitive, je ne revivrai plus jamais des moments comme ça. Mais c'est pareil pour tous les sportifs de haut niveau, on sait qu'on ne revivra pas de telles moments avec une aussi forte intensité émotionnelle. Donc je suis d'accord avec Sandy Casar qui disait que c'était un peu déprimant de revoir des anciennes étapes du Tour."

 

"Il y a eu quelque chose qui m'a peut-être coûté le podium..."

Interrogé ensuite sur Andy Schleck, le vainqueur de l'étape du Galibier, Thomas Voeckler précise l'étendue de ses relations avec le Luxembourgeois, qui était alors un véritable adversaire pour le natif de Schiltigheim. "Je préférerais ne pas parler de 2011 avec Andy Schleck. Pour la petite histoire, sur le Tour 2019, France Télévision n'avait pas d'invité au Vélo Club parce que le plateau de l'émission n'était pas du tout au sommet du Tourmalet. J'ai alors appelé Andy, qui était sur la course avec un partenaire du Tour, pour lui demander de venir et il m'a dit qu'il n'y avait pas de souci. C'est juste pour illustrer le rapport que j'ai avec lui, on n'est pas amis mais on s'entend très bien. Mais on était aussi adversaires et pas dans la même cour. Donc sur 2011, je n'ai pas grand chose à dire parce que le lendemain de cette étape, il y a eu quelque chose qui m'a peut-être coûté le podium..."

 

"2011, c'était la chance de ma vie de faire un podium"

Indiquant "qu'il ne croyait plus du tout à la victoire dans le Tour après cette 18e étape", Thomas Voeckler a ensuite comparé son épopée de 2011 à celle de 2004, année qui l'avait vu également porter le maillot jaune pendant dix jours. "Le seul point commun, c'est la durée. Tout est différent sinon. Alors que l'US Postal m'avait laissé le maillot en 2004, je ne le dois à personne en 2011, c'est moi qui ai fait avancer l'échappée, je suis vraiment allé le chercher. La deuxième chose, c'est que j'étais un cycliste un peu plus établi en 2011. J'avais gagné quelques courses entre temps et je n'avais pas la même place dans le peloton. Et puis j'avais surtout cette expérience de 2004 et je savais que j'étais peut-être capable de faire un peu plus qu'une simple période en jaune. Je savais que c'était la chance de ma vie de faire un podium sur une course de trois semaines. Et enfin l'équipe était plus à même de gérer un maillot jaune qu'en 2004 où on n'était pas du tout prêts pour ça."

 

"J'ai la conviction que le Tour de France aura lieu"

Et que pensait au mois d'avril Thomas Voeckler de toutes les interrogations qui entouraient - et qui continuent d'entourer - le Tour de France 2020 ? "Dans l'attente comme tout le monde", le quadruple vainqueur d'étape sur la Grande Boucle, "qui fait partie des personnes qui espèrent", se montrait solidaire envers ses anciens collègues de profession et portait un vrai message d'espoir. "C'est peut-être une des rares fois où je suis content de ne plus être coureur professionnel. C'est vraiment une période très compliquée pour les coureurs. C'est sûr que ça reprendra mais il faut attendre. Après j'ai une conviction, c'est que le Tour de France aura lieu, et pas en novembre. Mais il ne faut pas qu'il ait lieu pour des raisons économiques car avec tout le respect que je lui voue, par rapport à une Ligue des champions, en termes de business, le Tour de France ne représente pas grand chose. Le Tour, c'est le rassemblement des gens qui aiment le vélo et cet évènement, donc s'il peut avoir lieu, même en étant décalé, ça voudra dire que l'état sanitaire s'est amélioré. C'est ça qu'il faut retenir et qu'il faut espérer", concluait Voeckler.

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Publié le par Nicolas GAUTHIER

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