Tour de France
Tour de France - Simon Yates s'impose, Alaphilippe tranquille Photo : @MitcheltonSCOTT

Tour de France - Simon Yates s'impose, Alaphilippe tranquille

La 12ème étape du Tour de France marquait ce jeudi l'entrée dans les Pyrénées et c'est Simon Yates qui s'est imposé à Bagnères-de-Bigorre. Par-delà les cols de Peyresourde et de la Hourquette d'Ancizan, le coureur de l'équipe Mitchelton-Scott a devancé au sprint Pello Bilbao (Astana) et Gregor Mühlberger (Bora-Hansgrohe). Ayant déjà la tête au lendemain, et ce contre-la-montre autour de Pau, les favoris, arrivés à 9'35'' du vainqueur, n'ont pas bougé une oreille, Julian Alaphilippe (Deceuninck-Quick Step) conservant sans difficulté son maillot jaune.

Tour de France 2019 - Simon Yates remporte la 12ème étape

Promise à une échappée au long cours, cette 1ère étape de montagne était donc très convoitée, d'où une bagarre très intense dès le départ de Toulouse pour intégrer la bonne échappée du jour. C'est ainsi que 35 kilomètres sont couverts lors de la 1ère demi-heure de course, ce qui provoque le décrochage à l'arrière puis l'abandon de l'un des malheureux de la veille, l'Italien Giacomo Nizzolo (Dimension Data). Ce n'est qu'au bout de 42 kilomètres qu'un groupe d'échappés arrive à se détacher et à créer un écart conséquent vis-à-vis du peloton. Et quel groupe ! 40 coureurs se retrouvent alors en tête de course, dont plusieurs grands noms de cette Grande Boucle.

Sagan, Matthews, Groenewegen et Kristoff à l'avant !

Parmi les coureurs qui se trouvent à l'avant de la course, nous pouvons citer notamment le maillot vert Peter Sagan et Maximilian Schachmann (Bora-Hansgrohe), Mathias Frank, Tony Gallopin et Oliver Naesen (AG2R La Mondiale), Sonny Colbrelli et Dylan Teuns (Bahrain-Merida), Pello Bilbao (Astana), Dylan Groenewegen et Mike Teunissen (Jumbo-Visma), Alberto Bettiol et Simon Clarke (EF Education First), Matteo Trentin et Simon Yates (Mitchelton-Scott), Greg Van Avermaet et Serge Pauwels (CCC Team), Rui Costa et Alexander Kristoff (UAE Team Emirates), Fabio Felline et Jasper Stuyven (Trek-Segafredo), Michael Matthews et Nicolas Roche (Sunweb), Pierre-Luc Périchon et Julien Simon (Cofidis), Tiejs Benoot et le maillot à pois Tim Wellens (Lotto Soudal), Lilian Calmejane (Total Direct Energie), Edvald Boasson Hagen et Michael Valgren (Dimension Data) ainsi que Kevin Ledanois (Arkéa-Samsic).

Le coureur le mieux classé au général étant le champion olympique Greg Van Avermaet, à 14'25'' de Julian Alaphilippe, la logique aurait alors voulu que le groupe de tête creuse un écart assez conséquent sur le peloton. Mais les coéquipiers du maillot jaune en décident autrement et se mettent ainsi à rouler à un rythme soutenu afin de maintenir l'écart autour des 3-4 minutes. Alors que Peter Sagan consolide son maillot vert en passent en tête au sprint intermédiaire de Bagnères-de-Luchon devant Colbrelli et Kristoff, une autre course commence alors avec le début de l'ascension du col de Peyresourde.

Wellens consolide son maillot à pois

Lilian Calmejane et Sonny Colbrelli décident de s'échapper dès le pied du col, le sprinteur italien ne resistant pas longtemps à l'Albigeois et se faisant reprendre par les poursuivants à 5 km du sommet. Les sprinteurs comme Groenewegen, Kristoff ou Sagan étant logiquement décrochés, le groupe des poursuivants se réduit petit à petit au fur et à mesure que les coureurs se rapprochent du sommet du col. Alors qu'il avait effectué toute la montée seul en tête, Calmejane se fait rejoindre juste avant le sommet par Tim Wellens, qui franchit ce col en tête et conforte ainsi sa 1ère place au classement du meilleur grimpeur. Le peloton passe de son côté au sommet avec 6 minutes de retard.

Dès le sommet franchi, c'est Simon Clarke, le 2ème de l'Amstel Gold Race cette saison, qui décide de tenter sa chance et prend une trentaine de secondes d'avance sur un groupe de 25 coureurs environ, dont Gallopin, Yates, Bilbao ou Van Avermaet. Au pied du second col de la journée, la Hourquette d'Ancizan (9,9 km à 7,7%), le coureur de l'équipe EF Education First possède un peu plus d'une minute d'avance sur Matteo Trentin et 1'30" de marge sur les autres poursuivants, emmenés par un Michael Matthews qui se sacrifie pour son coéquipier chez Sunweb, Nicolas Roche, et 6 minutes sur un peloton pris en main par les Ineos de Geraint Thomas et Egan Bernal.

Simon Yates force la décision, Mühlberger s'accroche

Plusieurs coureurs sont en difficulté rapidement dans le dernier col de la journée, dont le maillot à pois Tim Wellens. Le groupe de contre est alors secoué par une attaque de Mathias Frank, suivi par l'Autrichien Gregor Mühlberger. Alors que Trentin revient petit à petit sur Clarke, Simon Yates passe à l'offensive dans le groupe des poursuivants, en compagnie de Nicolas Roche. Ce duo revient très rapidement sur Frank et Mühlberger, Yates faisant alors une grosse impression. Ce qui n'empêche pas le retour d'un Tony Gallopin en jambes sur cette 12ème étape, ce qui porte le nombre d'AG2R La Mondiale à 2 dans ce groupe de contre composé de 5 coureurs.

Étonnant dans cette ascension, Trentin revient sur Simon Clarke puis le distance à moins de 5 km du sommet. Le groupe de contre, qui navigue 15 secondes derrière, est composé désormais de 8 coureurs puisque Schachmann, Bilbao et Pauwels ont réussi à raccrocher les wagons. C'est à ce moment-là que Simon Yates décide d'attaquer de nouveau, seulement suivi par Mühlberger. Le duo revient très rapidement sur Trentin, qui ne peut résister au rythme imposé par son coéquipier australien. Dans le peloton, c'est par contre le calme plat, le rythme étant imposé par Luke Rowe, le moins bon grimpeur de la formation Ineos.

Un trio Yates-Mühlberger-Bilbao pour la victoire

Montant à son rythme, Pello Bilbao revient à quelques mètres du duo de tête, ce qui n'arrange pas les affaires de Simon Yates, qui décide d'accélérer de nouveau afin de ne pas voir revenir le double vainqueur d'étapes sur le Tour d'Italie 2019. Et cela fonctionne puisque l'Espagnol de l'équipe Astana n'arrive pas à rentrer, même s'il garde de visu les hommes qui le précèdent. Au sommet de la Hourquette d'Ancizan, le duo Yates-Mühlberger passe avec 6 secondes d'avance sur Bilbao et 50 secondes d'avance sur un groupe de 6 coureurs, dans lequel figure notamment Tony Gallopin, Maximilian Schachmann et Matteo Trentin, le coéquipier de Yates à la Mitchelton-Scott. Le peloton, qui contient en son sein tous les favoris et outsiders, passe lui à 8 minutes des hommes de tête.

Il reste alors 30 kilomètres à parcourir pour rejoindre Bagnères-de-Bigorre, lieu d'arrivée de cette 12ème étape. Habile descendeur, Pello Bilbao rentre très rapidement sur les 2 hommes de tête. Avec plus d'une minute d'avance sur leurs poursuivants, les 3 coureurs de tête décident fort logiquement de collaborer afin de conserver cette avance et se jouer la gagne. Vierge de victoire sur la Grande Boucle, ils vont donc se jouer la victoire au sprint, et à ce petit jeu, c'est le vainqueur du Tour d'Espagne 2018 qui se montre le plus malin et s'impose devant Bilbao et  Mühlberger.

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Publié le par Nicolas GAUTHIER

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