Tour d'Espagne
Tour d'Espagne - De Roglic à Quintana, zoom sur les favoris  Photo : La Vuelta

Tour d'Espagne - De Roglic à Quintana, zoom sur les favoris

Comme souvent sur les routes espagnoles, le menu s'annonce copieux. Pour la 74e édition du Tour d'Espagne, les organisateurs ont prévu de nombreuses étapes montagneuses. Les quelques sprinteurs présents au départ n'auront que peu d'occasions de se mettre en évidence. S'élançant de Salinas de Torrevieja samedi pour s'achever trois semaines plus tard dans les rues de Madrid, le dernier Grand Tour de la saison laisse présager une belle bataille entre les leaders que sont Primoz RoglicMiguel Angel Lopez ou encore Nairo Quintana. Qui succèdera à Simon Yates, un temps annoncé présent pour défendre son titre mais qui finalement ne sera pas là ? Passage en revue des forces en présence.

La 74e édition de la Vuelta et son parcours

 

Enfin un Grand Tour pour Roglic ?

En forme très tôt cette saison, le Slovène, vainqueur de Tirreno-Adriatico et du Tour de Romandie, a manqué de fraîcheur en fin de Giro et n’a pu remporter cette course qui lui tendait les bras. Ayant pris le choix de ne pas recourir en compétition avant la Vuelta, il arrive avec énormément de fraîcheur et compte donc sur la fatigue des autres favoris en fin de Vuelta. Probablement l’un des tous meilleurs coureurs par étapes du monde, le grimpeur de 29 ans doit remporter ce Grand Tour pour conforter son statut au sein d'une équipe Jumbo-Visma qui accueillera Tom Dumoulin en 2020 et qui compte déjà Steven Kruijswjik. La formation hollandaise, l’une des plus fortes du peloton sur cette Vuelta, a de bonnes chances de marquer des points d'entrée lors du contre-la-montre par équipes inaugural. Reste à savoir comment le leadership sera partagé entre Roglic et Kruijswijk.

 

« Superman » Lopez au rendez-vous ?

Malgré un leadership à partager avec Fuglsang, du moins en début de VueltaMiguel Angel Lopez n’a qu’un objectif : la victoire finale. Son histoire avec la Vuelta est forte. Huitième dès sa deuxième participation en 2017, puis troisième l’an passé, le Colombien de 25 ans veut cette fois-ci toucher au but. Le profil de la Vuelta 2019 lui sied à merveille, lui le pur grimpeur. Il a également l’une des meilleures équipes sur ces routes espagnoles, surtout en montagne avec des coureurs comme Pello Bilbao ou Luis Leon Sanchez. Pour remporter ce Grand Tour, il lui faudra toutefois courir parfaitement, lui qui a souvent la fâcheuse habitude de perdre du temps en première semaine. 

 

Kruijswijk sur sa lancée ?

Dans une équipe Jumbo-Visma hyper ambitieuse, le grimpeur néerlandais de 32 ans devra partager le leadership avec Roglic, et pourrait éventuellement se muer en lieutenant de luxe, lui qui a récemment fini 3e du Tour de France. Cinquième du Tour de Catalogne et sixième du Tour de Romandie, il réalise une très bonne saison 2019, lui qui a déjà fini dans le top 5 des 3 Grands Tours. L’an passé, il a terminé quatrième du Tour d’Espagne. A 32 ans, c’est peut-être l'une de ses dernières chances, avec l’arrivée future de Tom Dumoulin

 

Un Rigoberto Uran revanchard  

Peu de jours de course pour le Colombien, seulement 40 cette année. Cela devrait lui donner beaucoup de fraîcheur en troisième semaine. A voir s’il jouera encore la victoire à ce moment-là. Il lui faudra être fort, car il ne possède une équipe armée ni pour la haute montagne ni pour les chronos, ce qui veut dire qu’il devra rattraper du temps sur des coureurs comme Roglic. Après un Tour de France où il a déçu, le grimpeur de 32 ans voudra montrer qu’il peut encore jouer les premiers rôles. L’an passé, il avait fini septième de la Vuelta, mais à plus de 7 minutes du vainqueur Simon Yates.

 

Des adieux en apothéose pour Quintana ?

En l'absence de Richard Carapaz et Mikel LandaNairo Quintana sera le leader de la Movistar en Espagne. Celui qui était censé ramener un maillot jaune en Colombie sera présent sur les routes ibériques aux côtés d’Alejandro Valverde, le champion du monde. Vainqueur de la Vuelta en 2016, « Nairoman » pourrait être émoussé après une saison 2019 chargée qui l’a vu finir 2e de Paris-Nice derrière Bernal, 4e du Tour de Catalogne et 8e du Tour de France, où il n’a pas été au niveau des meilleurs. Propriétaire d'un des meilleurs palmarès du plateau,il voudra finir en apothéose ses 7 ans passés chez Movistar, lui qui partira en fin de saison. Reste à voir si ses jambes lui permettront de réaliser une Vuelta d’anthologie.

 

La grosse cote : Pierre Latour

Malgré une saison 2019 compliquée avec une absence de deux mois suite à une chute, le coureur de 25 ans peut espérer briller sur les routes espagnoles qui l'avaient révélé aux yeux du grand public en 2016, lorsqu'il remporta la 20e étape. Sixième du Tour de Pologne cette année, le Drômois, qui aurait dû être sur le Tour de France pour épauler Romain Bardet, arrive avec beaucoup de fraîcheur et peut espérer une course de mouvement, où certains leaders pourraient se faire piéger. Latour part de loin par rapport à d'autres mais s'il retrouve les jambes qui lui avaient permis de remporter le maillot blanc du Tour de France l'an dernier, une belle performance au général n'est pas à exclure.

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Publié le par Paul LALEVEE

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