Route - Raphaël Jeune : «On a tendance à oublier l'humain, cette priorité s'efface»
Dans un entretien accordé à VéloFuté, le nouveau Manager général de Cofidis, Raphaël Jeune, détaille sa stratégie pour reconstruire la formation nordiste. Nommé le 1er octobre dernier en remplacement de Cédric Vasseur, l'ancien cadre de chez Look assume la relégation de l'équipe en deuxième division (ProTeam) tout en fixant un cap ambitieux pour 2026. En misant sur un retour aux valeurs humaines et un calendrier plus ciblé, il espère réinstaller durablement l'équipe dans le top 18 mondial d'ici la fin du cycle 2028.
Vidéo - Cédric Vasseur, ancien manager de la Cofidis
Lire la suite de l'article
Replacer l'humain au centre de la performance
Pour Raphaël Jeune, la baisse de régime de l'équipe s'expliquait en grande partie par une perte de proximité avec les coureurs. Sa priorité a été de restaurer un climat de sérénité au sein du groupe : "On a tendance à oublier l’humain. Mon constat, c’est que cette priorité s’est un peu effacée, alors que dans un collectif quand tu ramènes de la confiance et de la considération, l’équipe va tout de suite beaucoup mieux". Cette approche s'accompagne d'un investissement renforcé dans le suivi psychologique du staff et des athlètes.
Une stratégie de reconquête ciblée
Assumant le nouveau statut de l'équipe, le manager veut transformer la relégation en opportunité en allégeant le programme de courses pour viser des victoires de prestige. L'ambition reste intacte pour les grands rendez-vous, notamment sur les terres de la formation : "À Paris-Roubaix, sur le papier, on fait partie des quatre ou cinq équipes les plus fortes. Le Nord, c’est le terrain de Cofidis. Il faut se réinstaller dans le top 18 mondial pour retrouver le confort du WorldTour et lancer le cycle 2026–2028 sur de bonnes bases".

Remco Evenepoel remporte le Trofeo Serra Tramuntana