La Vuelta Femenina - Départ en Galice, l'Angliru... le parcours 2026 dévoilé
Par François-Xavier LOUZE le 10/03/2026 à 10:01
Ce lundi 9 mars a été révélé le parcours du Tour d'Espagne féminin 2026, qui se tiendra du 3 au 9 mai prochains. L'année dernière, la Néerlandaise Demi Vollering (FDJ-Suez) s'était imposée au classement général. Cette année, le parcours sera particulièrement difficile, pensé pour les grimpeuses, avec notamment l'ascension du mythique Alto de l'Angliru. D'une longueur totale de 815 kilomètres, le parcours se divisera en 7 étapes, traversant les provinces du nord-ouest de l'Espagne. Sur cette Vuelta, le plateau de participantes devrait être très relevé, avec par exemple la participation de Pauline Ferrand-Prévot, vainqueure du dernier Tour de France Femmes avec Zwift, Marianne Vos (toutes deux à Team Visma | Lease-a-Bike), mais également Lotte Kopecky (SD Worx-Protime).
Vidéo - Demi Vollering a remporté La Vuelta pour la 2e fois en 2025
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Une entame volontairement exigeante
C'est à Ribeira, au Portugal, que les organisateurs de la course ont dévoilé le parcours de La Vuelta femmes 2026. La semaine de course s'ouvrira en Galice. La région accueillera les quatre premières étapes de la compétition. Les routes de cette région du nord-ouest de l’Espagne sont cahoteuses par nature, ce qui rendra la course complexe et le peloton nerveux. Les coureuses devront gravir pas moins de 8000 mètres de dénivelé positif sur un peu plus de 450 kilomètres accumulés en quatre jours d’ouverture. La première étape à Pontevedra et la deuxième à Orense s’avéreront exigeantes tout au long de la journée, se concluant par une série d’ascensions difficiles qui empêcheront un sprint massif. Il en ira de même pour la quatrième étape à Lugo, avec une arrivée en montée à Antas de Ulla, qui augure un scénario similaire. Les sprinteuses auront une première opportunité sur la troisième étape avec une arrivée sur le plat dans la ville la plus peuplée de la région, La Corogne. Ces 4 premières étapes devraient établir une sélection dans le peloton pour le classement général.
L'Angliru, le toit de cette Vuelta
Une autre capitale de région, León, accueillera le départ de la cinquième étape. Cela devrait être l'étape la plus facile de la semaine pour les coureuses. Seulement 119 kilomètres et deux montées de troisième catégorie sont prévues. Le risque reste présent, notamment à cause des vents latéraux qui ont déjà bouleversé l’étape de l’année dernière dans la même province. Ce jour-là, Marianne Vos a remporté la victoire sur un groupe décimé pour devenir la coureuse ayant le plus de victoires d’étapes dans l’histoire de La Vuelta (6), à égalité avec sa compatriote Demi Vollering, qui a également conquis deux fois le classement général de la course. Suivront alors les Asturies. La région accueillera les deux derniers jours les plus montagneux de l’événement. La sixième étape se terminera par la montée vers Les Praeres, une ascension qui a été abordée à deux reprises par le peloton masculin de La Vuelta. Longue de près de quatre kilomètres avec une pente moyenne de 13 %, Les Praeres a été décrite par le lauréat du Tour de France 1988 Pedro Delgado comme "un mini-Angliru..."
L'échauffement avant l'explication finale, donc, car celle-ci aura bien lieu au sommet de l'Angliru (versant original) avec ses 12,4 kilomètres d’ascension épuisante à 9,7% de moyenne et des rampes jusqu’à 23%. Le géant asturien a été présenté pour la première fois à La Vuelta en 1999, puis escaladé neuf fois depuis. Le samedi 9 mai, les coureuses devront grimper plus de 3 200 mètres sur une étape qui deviendra la plus difficile de l’histoire de cette course, dépassant largement les 2 700 mètres de dénivelé enregistrés lors de la dernière étape 2025, à Cotobello.
Le parcours de la 12e édition de La Vuelta Femenina







