ITW - Voeckler est «bien incapable de situer les limites de Van Aert»
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Photo : Sirotti

ITW - Voeckler est «bien incapable de situer les limites de Van Aert»

Sélectionneur de l'équipe de France et consultant pour France Télévisions, Thomas Voeckler a comme toujours suivi avec beaucoup d'attention l'actualité cycliste en 2020. Extrêmement bien placé pour débriefer une saison qui restera dans les annales, l'ancien porteur du maillot jaune du Tour de France a répondu aux questions de Cyclism'Actu en cette fin d'année. Les fortunes diverses des coureurs français, le duel slovène sur le Tour de France, les attentes pour 2021 : de nombreux sujets ont été évoqués avec Thomas Voeckler, qui, contrairement aux récents propos de Bernard Hinault, le dernier vainqueur français du Tour, estime que la France possède des coureurs capables de briguer le maillot jaune à Paris... Entretien.

Vidéo - Voeckler : "Alaphilippe a les moyens de gagner le Tour"

 

Thomas, que retenez-vous de cette saison 2020 si particulière ?

Ce que je retiens déjà, c'est que, dans un contexte compliqué, le cyclisme a été un sport exemplaire et chanceux, même si ce terme n'est peut-être pas le bon. Ce que je veux dire, c'est qu'on a eu la chance d'avoir un début de saison jusqu'à Paris-Nice, puis de voir tous les acteurs du cyclisme professionnel se mettre ensemble afin d'avoir une deuxième partie de saison avec quasiment tous les évènements majeurs. Le cyclisme a donc été un sport bien loti, la fin de saison correspondant de plus à l'arrivée de la deuxième vague. On s'en tire vraiment très bien.

 

"Je m'inquiète pour la pérennité des courses un peu moins importantes"

Et vous qui étiez sur le Tour de France pour le compte de France Télévisions, comment avez-vous trouvé l'ambiance autour de la Grande Boucle ?

C'était bien entendu très différent des autres années. Il a fallu faire sans cette proximité avec le public qui fait le charme du Tour de France. Il y avait moins de monde sur les routes, les coureurs ont monté des cols où il n'y avait personne... C'était différent, mais le Tour a au moins eu le mérite d'avoir lieu. Ce n'était pas l'esprit Tour de France habituel, il y avait une ambiance différente, mais ce Tour a été sportivement magnifique et il ne faut pas le dévaloriser, bien au contraire. 

 

Pour rester sur le sujet du contexte sanitaire, on est un petit peu inquiet pour le début de la saison prochaine puisque certaines courses ont déjà été annulées (Tour Down Under, Tour de Langkawi...). Comment voyez-vous cela personnellement ?

Je suis assez optimiste. Nous apprenons à vivre avec ce virus, nous avons assimilé et compris les attitudes qu'il fallait avoir pour que ça marche, sans compter que le monde du vélo dans son ensemble a prouvé que c'était faisable. Des choses ont été mises en places, ce qui me rend résolument optimiste pour la suite. Ce qui m'inquiète davantage, c'est la pérennité des courses un peu moins importantes. Elles sont, pour la plupart, soutenues par des partenaires économiques privés, qui trinquent beaucoup malheureusement depuis le début de la crise. C'est donc ça qui m'inquiète plutôt que le point de vue sanitaire.

 

"Le dénouement du Tour ? Celui qui dit qu'il avait senti le coup venir n'est pas vraiment de bonne foi"

Sur le plan sportif, la saison 2020 est-elle un bon cru ?

Malgré sa particularité, c'est un très bon cru, oui. Il y a eu cette originalité d'avoir un condensé de saison en fin d'année, ce qui était très intense à vivre pour tous les amoureux de vélo. Ce n'est pas un grand cru, c'est juste un cru à part dans une année à part en fait.

 

Vous parliez d'un condensé de saison. Pensez-vous que les résultats ont été biaisés par ce format réduit ?

Personnellement, je ne le pense pas. À part peut-être sur le Tour d'Italie, sur lequel le niveau en termes de classement général était un peu moins relevé que si cela avait été une année classique, je n'ai pas du tout trouvé que les résultats avaient été biaisés. En revanche, peut-être que le laps de temps sans compétition couplé à une longue période sans pouvoir s'entraîner en extérieur a davantage profité aux coureurs plus jeunes. Quand on est peu plus âgé, et je suis bien placé pour le savoir, on a besoin d'un peu plus de jours pour dérouiller le moteur avant de mettre en route. On verra si les trentenaires reviennent dans le coup l'an prochain, mais je pense que ce n'est vraiment qu'à ce niveau-là que le format de la saison a eu de l'influence. 

 

L'un des moments très forts de la saison a été le contre-la-montre de La Planche des Belles Filles sur le Tour de France, avec Tadej Pogacar qui prend le maillot jaune à Primoz Roglic. Imaginiez-vous un tel retournement de situation au matin de cette étape ?

Très franchement, au vu des aptitudes de Roglic dans le contre-la-montre, je pensais que c'était plié. Celui qui dit qu'il avait senti le coup venir n'est pas vraiment de bonne foi. J'ai été bluffé par ce qu'il s'est passé ce jour-là. J'étais convaincu que le cyclisme était un sport de maturité physique et qu'on atteignait celle-ci à 27-28 ans, mais il y a cette génération - ou plutôt ces quelques exceptions car je ne pense pas que voir des coureurs de 21 ou 22 ans aussi forts va devenir une règle - qui sévit actuellement. Il y a toujours eu des coureurs comme ça, ils ont existé, sauf qu'il faut qu'ils viennent dans le sport qui leur convient et pour lequel ils ont le physique et le mental prédisposés. Ce sont tout simplement des sportifs qui ont trouvé leur voie.

 

"Tadej Pogacar ne pourra pas faire le même coup deux années de suite"

Pour en revenir au Tour, certains observateurs pensent que c'est plus Primoz Roglic, en se montrant frileux, qui l'a perdu plutôt que Tadej Pogacar qui l'a gagné. Êtes-vous d'accord avec cela ?

C'est toujours plus facile à dire quand on est sur une moto ou derrière un écran, mais j'ai l'impression qu'il aurait pu prendre plus de marge lors de la première semaine ou des dix premiers jours. Quoi qu'il en dise, il doit le regretter un peu.

 

Et n'est-ce pas la formation Jumbo-Visma qui a manqué d'un peu d'humilité par rapport à ses adversaires ?

Je ne pense pas qu'on puisse dire ça. Roglic n'a pas fait le chrono de sa vie non plus à La Planche des Belles Filles. S'il avait fait un chrono dans ses standards habituels, il gagnait le Tour et on aurait dit que la Jumbo-Visma avait couru à la perfection, un peu à la mode Sky en adoptant la même tactique et le même tableau de marche. Quand on a l'effectif de la Jumbo-Visma, cette tactique est la moins risquée et celle qui marche le mieux. Quand on le maillot jaune pendant longtemps et qu'on le perd la veille de l'arrivée, on peut toujours chercher des raisons... Je les ai en tout cas trouvé très beaux joueurs et très fair-play envers Tadej Pogacar, qui, pour sa part, ne pourra pas faire le même coup deux années de suite. Je ne dis pas qu'il ne gagnera pas le Tour, mais il ne pourra pas le regagner sans avoir des équipiers à ses côtés en montagne. Il ne se présentera pas sur le Tour de la même manière, cela ne pourra pas être comme ça chaque année.

 

En gagnant Liège-Bastogne-Liège et le Tour d'Espagne après son échec sur le Tour, Primoz Roglic a eu une réaction de champion. Attendiez-vous cela de sa part ?

C'est vrai qu'il faut le faire ! Cela prouve tout simplement qu'au-delà de ses moyens physiques, il a un état d'esprit de battant. Après une telle désillusion, se remobiliser mentalement et physiquement pour être là dans le final du Championnat du monde (il a terminé 6e, ndlr) puis remporter Liège et La Vuelta, c'est énorme. Ça en dit long sur son niveau mental.

 

"Julian Alaphilippe a cette force [...] de se mettre un objectif en tête et de concrétiser"

Côté tricolore, la saison 2020 a bien évidemment été marquée par le titre de champion du monde de Julian Alaphilippe, l'exploit français de l'année...

C'est sûr que même en prenant en compte tous les sports, et même s'il y a eu la victoire de Pierre Gasly en Formule 1 qui a fait beaucoup de bruit aussi, c'est énorme ce qu'a fait Julian. C'est comme si un Français avait gagné Roland-Garros ou le Tour de France, on attendait quand même ça depuis 1997 et Laurent Brochard. Le désigner sportif français 2020 ? Je ne suis pas très objectif sur le sujet puisque mon sport, c'est le vélo, mais je crois qu'il faut comprendre ce qu'a réalisé l'équipe de France, et surtout Julian, ce jour-là. Le travail de l'équipe a bien sûr été formidable, mais encore fallait-il que lui soit capable de faire la différence, et ce alors que tout le monde savait qu'il allait essayer à cet endroit-là. C'est vraiment un exploit historique. Tous les meilleurs du monde sur ce genre de parcours étaient là et en forme puisqu'ils sortaient, pour la grande majorité d'entre eux, du Tour de France. 

 

L'avez-vous senti vous aussi monter en puissance au fur et à mesure que les Championnats du monde approchaient ?

Julian a cette force, et c'est peut-être ce qui m'impressionne le plus chez lui depuis deux ou trois saisons, de se mettre un objectif en tête et de concrétiser. C'est quelque chose de bluffant. Ça a commencé avec La Flèche Wallonne, puis il y a eu les maillots jaunes à Epernay sur le Tour de France 2019 et Nice cette année, où il était également attendu. C'est vraiment impressionnant.

 

"L'objectif du Tour pour Alaphilippe ? Il faut absolument que ça vienne de lui-même"

Et quel est votre avis sur le fameux débat concernant les ambitions de Julian Alaphilippe sur le Tour de France ? Doit-il se le mettre dans la tête ou alors rester focalisé sur les courses d'un jour ou les courses d'une semaine comme il le fait si bien actuellement ?

Tout d'abord, je pense que c'est normal que ça suscite des débats puisqu'il est encore en âge de progresser. Il a montré l'an dernier en faisant deuxième au Tourmalet et en gagnant le contre-la-montre de Pau qu'il pouvait passer la haute montagne et plus que limiter la casse lorsqu'un chrono lui convient. Après, il y a une chose dont je suis sûre, c'est qu'on ne peut pas le forcer. Ce que je veux dire, c'est que ça ne pourra pas marcher si ça ne vient pas de lui-même. C'est une chose qui demande tellement de sacrifices et c'est tellement dur mentalement...

Mais je pense qu'il en a les moyens, forcément. Il est capable de gagner le Tour de France sur un parcours similaire à celui de l'année dernière. En revanche, c'est un travail qui doit se faire sur plusieurs années et il faut absolument que ça vienne de lui-même. Et je n'ai pas l'impression qu'il soit dans cet état d'esprit pour le moment. Ce dont je suis sûr, c'est que si on lui impose cet objectif, ce sera voué à l'échec.

 

"Je crois Thibaut Pinot en mesure de gagner le Tour de France"

Et qu'en est-il du cas Thibaut Pinot, encore une fois malchanceux cette année ? Le pensez-vous capable de se relever une nouvelle fois et de revenir sur le Tour avec des ambitions très élevées ?

Je l'espère. J'ai récemment et longuement parlé avec son frère Julien (qui est aussi son entraîneur, ndlr), avec qui j'ai une relation de confiance, et je crois que Thibaut est bien plus fort mentalement que certains ne le pensent. Il est même extrêmement fort mentalement. Le sort s'est acharné sur lui l'an dernier et cette année sur le Tour de France, mais on ne soupçonne pas la force mentale de ce garçon. C'est pour cela que je pense qu'il pourra encore surprendre les observateurs qui disent que sa chance est passée ou des choses comme cela.

Il sera un peu handicapé l'an prochain par les deux longs contre-la-montre qui sont prévus, encore qu'il a montré à certaines reprises qu'il avait progressé dans ce domaine. On verra donc ce qu'il peut se passer, mais il n'a pas 35 ans et je le crois en mesure de gagner le Tour de France. Mais c'est vrai qu'entre cette année et l'an dernier, ce qu'il lui est arrivé, avec ces deux coups du sort, fait de la peine. C'est terrible pour lui.

 

Et quid de la position d'Arnaud Démare dans sa formation Groupama-FDJ pour le Tour de France ?

Il faudra leur demander, mais on a dernièrement senti qu'Arnaud, de par ses déclarations dans les médias, avait envie de revenir sur le Tour de France, ce qui est légitime. Et ce qu'on sait, c'est qu'il ne peut pas venir tout seul sur le Tour sans des équipiers pour le lancer. Arnaud est un sprinteur qui a besoin d'être entouré. Ça fait obligatoirement des forces en moins dans la montagne. En revanche, il ne faut pas perdre de vue que des coureurs capables de lancer Arnaud Démare sont également capables de protéger un autre leader sur des étapes de bordures ou exposées au vent. Ce n'est donc pas incompatible et ça enlèverait peut-être de la pression à Thibaut Pinot. La Groupama-FDJ est dans tous les cas largement structurée pour faire les bons choix. Elle choisira telle ou telle option en concertation avec les principaux intéressés.

 

"Le choix de Romain Bardet se respecte et se comprend"

Hormis Julian Alaphilippe et Arnaud Démare, un autre coureur français a particulièrement brillé cette année, Guillaume Martin. Va-t-il continuer sa progression en 2021 ?

Il n'y a pas de raison que ce ne soit pas le cas. Il m'a vraiment surpris dans le bon sens au Critérium du Dauphiné et en début de Tour de France. On le savait fort, mais le voir évoluer à ce niveau-là était assez impressionnant. Ce qui m'a beaucoup plu chez lui, c'est qu'il est devenu offensif. Lorsqu'il était chez Wanty Gobert, il avait un niveau très élevé mais je trouvais qu'il suivait les meilleurs sans trop tenter. Cette année, on a découvert sur l'ensemble de l'année un Guillaume Martin offensif, et ce dans les moments les plus durs de la course et pas à 120 kilomètres de l'arrivée pour prendre une échappée de loin. Il fait partie des grosses satisfactions de la saison 2020.

 

Un petit mot également sur Romain Bardet, qui va débuter une nouvelle aventure chez Team DSM (ex-Team Sunweb) ?

Même si le contexte est différent, Romain Bardet est un peu comme Thibaut Pinot dans le sens où on a l'impression que ça fait longtemps qu'ils sont là, mais tout simplement parce qu'il sont passés professionnels très jeunes et qu'ils ont été des acteurs majeurs très jeunes. Ils ne sont donc pas vieux. Sur le Tour 2020, Romain Bardet était en embuscade et avait un niveau physique exceptionnel avant de tomber.

Concernant son changement d'équipe, il avait besoin de cela. C'est un choix qui se respecte et qui se comprend. Le petit bémol, mais qui était impossible à anticiper, c'est le Tour 2020 réalisé par l'équipe Sunweb, sur lequel ils ont gagné des étapes avec des jeunes coureurs. S'il n'y avait pas eu cela, on se serait dit que Romain débarquerait en tant que seul leader et avec tout le monde pour lui pour le général du Tour, sauf que là, ça pourrait être un peu différent. Mais c'est quelqu'un de tellement intelligent qu'il saura s'adapter et s'intégrer. L'avenir nous dira ensuite s'il a fait le bon choix.

 

"Je suis bien incapable de situer les limites de Wout Van Aert"

Globalement, si vous ne deviez retenir qu'un seul coureur en 2020, lequel serait-ce ?

Wout Van Aert. Si je ne devais donner qu'un seul nom, ce serait lui. Quand on voit ce qu'il est capable de faire sur les sprints massifs, les contre-la-montre, dans les classiques et en haute montagne avec tous les meilleurs du monde... J'aimerais dire Marc Hirschi, Mathieu van der Poel, Julian Alaphilippe, Tadej Pogacar, Arnaud Démare ou Benoît Cosnefroy, mais s'il ne faut en dire qu'un, c'est Wout Van Aert. Il a prouvé qu'il était capable de briller sur tous les terrains. 

 

Et pourrait-il être leader sur un Grand Tour ?

Quand on est capable d'être le dernier relayeur de son leader en haute montagne et qu'on est encore en âge de progresser, on peut tout imaginer. Et pourtant, quand on voit son côté massif, on ne pense pas le voir passer les cols. Je suis en tout cas bien incapable de situer ses limites. 

 

Mathieu van der Poel a-t-il le même profil selon vous ?

Je mettrais un petit bémol sur la haute montagne au vu de sa carcasse, il est large d'épaules. Je le vois moins à l'aise en très haute montagne que ne peut l'être Wout Van Aert.

 

"Froome ? Ce sera difficile de le voir redevenir celui qui était le meilleur coureur de Grand Tour"

Il y a un autre phénomène belge sur la planète cyclisme, Remco Evenepoel. C'est le futur Eddy Merckx pour vous ?

Il était en tout cas parti pour. J'espère qu'il va se remettre totalement de sa chute et qu'il va retrouver son niveau. Il est impressionnant à voir évoluer, avec ce tempérament et cette façon d'avoir confiance en ses moyens, qu'il ne faut surtout pas confondre avec de la prétention. En revanche, ce sera difficile de le comparer à Merckx car le contexte du vélo est tout de même bien différent. Il y a plus de nationalités, plus de courses... Ce n'est pas qu'il n'a pas le talent, mais je crois qu'il y a plus d'opposition qu'à l'époque d'Eddy Merckx et que ce sera donc plus difficile de régner comme il a pu le faire à son époque.

 

Pour finir, estimez-vous que la saison 2021 verra le retour au plus haut niveau de coureurs expérimentés comme Vincenzo Nibali, Tom Dumoulin ou Alejandro Valverde ?

Je ne pense pas. Concernant Vincenzo Nibali, qui est quelqu'un qui pèse ses mots, il a déclaré lui-même lors du Tour d'Italie que ça roulait un peut trop vite pour lui. Sans lui faire offense, je pense qu'il est un peu sur le déclin physiquement, ce qui est légitime après tout ce qu'il a fait. Malgré toute la motivation qu'il peut avoir, le vélo est un sport qui use. C'est un peu pareil pour Alejandro Valverde, pour qui une année avec peu de courses a été préjudiciable. Je ne pense pas qu'il puisse retrouver le niveau qui était le sien. Après, on peut tout de même penser que la mainmise des très jeunes coureurs sera moindre qu'en 2020. 

 

Chris Froome peut-il revenir à son meilleur niveau ?

Je pense qu'il va revenir à un très haut niveau. Après, et j'espère sincèrement me tromper, sa chute a été tellement énorme et lourde de conséquences que ce sera difficile de le voir redevenir le Chris Froome qui était il y a quelques années le meilleur coureur, et de loin, de Grand Tour.

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Publié le par Nicolas GAUTHIER

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