Route - Iwan Spekenbrink répond enfin : «Nous croyons fermement en notre méthode»
Par Jules STEPHO le 07/11/2026 à 10:37
Pour la première fois depuis la parution d'une enquête conjointe de NOS Sport et In De Waaier dénonçant un environnement de travail toxique chez Picnic PostNL, le manager général Iwan Spekenbrink est sorti de son silence dans les colonnes du quotidien néerlandais De Telegraaf. Visé par les témoignages de 71 anciens et actuels membres de la structure, dont l'ancien coureur Martijn Tusveld et l'entraîneur Adriaan Helmantel, évoquant une situation d'insécurité psychologique et un management tyrannique, le dirigeant réfute fermement ces conclusions qu'il juge trompeuses, tout en confirmant l'ouverture d'une enquête interne pour examiner les dysfonctionnements sans pour autant remettre en cause le modèle collectif de sa formation.
Vidéo - Iwan Spekenbrink au micro de Cyclism'Actu début 2026
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"Cette 'culture de la peur' est fausse à mes yeux..."
Interrogé sur le climat interne dénoncé par les anciens membres de son encadrement, le patron néerlandais a rejeté la présentation des faits : "Cette 'culture de la peur' à laquelle on raccroche tout le récit est trompeuse à mes yeux. Un certain nombre de sources s'est exprimé en ce sens et je le regrette, car on souhaite évidemment garantir un cadre de travail sain pour tout le monde. Malgré tout, c'est une version unilatérale qui a été rapportée. Nous ne fuyons pas nos erreurs, tout le monde en commet, et quand on lit que des personnes ont été réellement affectées, il faut être honnête, ce n'est évidemment pas agréable. Nous ne voulons pas que des collaborateurs partent avec un goût amer".
Route - Un climat toxique au sein de la Picnic PostNL : "Une forme de tyrannie..." #PicnicPostNL #Spekenbrink #Picnic #PostNL https://t.co/fcgE46qU63
— Cyclism'Actu (@cyclismactu) November 7, 2026
Le dirigeant a par ailleurs réaffirmé sa confiance dans le fonctionnement de sa formation, tout en concédant un manque de pédagogie auprès des nouvelles recrues : "Nous n'avons apparemment pas toujours su expliciter clairement nos principes en amont. Nous allons devoir mieux expliquer notre vision du travail collectif et parfois trancher plus tôt lorsqu'il n'y a pas d'alchimie, notamment face à des recrues désireuses de conserver leur propre préparateur physique ou diététicien. Nous croyons toujours fermement en notre méthode : le travail d'équipe reste notre socle, dans le respect mutuel. C'est une période difficile, mais nous allons en ressortir plus forts".
