Tour de France - Quand Van der Poel, Teunissen et Arensman racontent l'Alpe d'Huez
La double ascension de l'Alpe d'Huez en cette fin de Tour de France est particulièrement attendue cette année. L'événement est en effet rare. A cette occasion, In de Leiderstrui a pu interroger trois coureurs Néerlandais, Mathieu Van der Poel (Alpecin-Premier Tech), Mike Teunissen (XDS Astana Team) et Thymen Arensman (Netcompany INEOS). Souvenirs, apréhension, impatience... tous trois évoquent ce que représente l'Alpe d'Huez pour eux.
"Il n'en faut pas beaucoup pour qu'un incident se produise..."
Thymen Arensman, double vainqueur d'étape sur le Tour de France 2025, indique : "C’est une ascension très particulière. La montagne néerlandaise, avec bien sûr le célèbre virage n° 7. Je trouve ça très spécial de pouvoir y courir à la fin du Tour. J’en garde de très beaux souvenirs, car comme tant d’autres Néerlandais, j’y suis allé en vacances avec mes parents quand j’étais petit. Enfant, j’avais déjà très envie de gravir cette ascension, et de préférence le plus vite possible. Avec la plupart des coureurs de l’équipe, nous avons effectué un stage de préparation au sommet de l’Alpe d’Huez, avant le Tour. Nous avons gravi la montée à plusieurs reprises, mais elle reste tout aussi difficile que lorsque je l’ai escaladée enfant. J’attends avec impatience ces deux étapes, surtout le virage n° 7."
De son côté, Mathieu Van der Poel avait pu tenter d'escalader l'Alpe d'Huez, enfant, à seulement 10 ans : "La première fois que j'ai fait l'ascension à vélo, j'ai dû abandonner à mi-parcours à cause d'une indigestion. Cela fait longtemps que je n'y suis pas retourné ; si je me souviens bien, c'était même la première et la dernière fois. Je m'attends à une ambiance formidable." Egalement interrogé, Mike Teunissen (XDS Astana Team) soulève un problème récurrent à l'Alpe d'Huez : "Au Markstein, c’était déjà la folie, donc je suis curieux de voir ce que ça va donner. Il n'en faut pas beaucoup pour qu’un incident ne se produise, alors peut-être dès ce week-end. Beaucoup de gens qui ne connaissent pas grand-chose au cyclisme viennent là-bas, uniquement pour faire la fête. Je suis donc très curieux de voir ce que ça va donner. Ce n’est pas que ça me fasse peur, mais ça peut parfois être agaçant."
