Tour de France - Armstrong: «Si Seixas n’était pas là, Pogacar serait moins sifflé»
Par Titouan LABOURIE le 18/07/2026 à 10:30
Lance Armstrong fait de nouveau parler de lui. Après avoir affirmé que le seul véritable record à battre pour Tadej Pogacar (UAE Team Emirates XRG) était celui des sept victoires sur le Tour de France, et non celui des cinq succès de Miguel Indurain, Bernard Hinault, Eddy Merckx ou Jacques Anquetil, l'Américian s'est cette fois penché sur les sifflets visant le Slovène sur les routes de la "Grande Boucle". Pour le septuple vainqueur déchu de ses titres après avoir reconnu s'être dopé, ces huées seraient directement liées à la présence de Paul Seixas (Decathlon CMA CGM). "La multiplication des huées à l'encontre de Tadej Pogacar est sans aucun doute liée à la présence de Seixas. S'il n'avait pas été là, Pogacar n'aurait pas été autant hué", a estimé le Texan dans son podcast The Move.
"Paul Seixas a un caractère bien trempé"
Armstrong est également revenu sur le débat qui a précédé la sélection de Paul Seixas. "Il a un caractère bien trempé", a-t-il affirmé. "Il y a eu beaucoup de discussions pour savoir s'il devait même prendre le départ, en tant que grand espoir du cyclisme français. Bernard Hinault disait que c'était une erreur, mais tout son entourage répondait : 'Faisons-le'."
Alors qu'Armstrong mettait l'accent sur la présence de Seixas, un autre vainqueur du Tour, Bradley Wiggins, a plutôt pointé du doigt les médias français et leur traitement de la domination de Tadej Pogacar. "Les médias en France influencent le public", a déclaré le Britannique, également présent dans le podcast The Move. "J'ai vu un article en double page dans L'Équipe qui se demandait si la domination de Pogacar était en train de tuer le cyclisme. Ce discours commence à s'ancrer dans l'esprit des Français." Wiggins a comparé cette approche au traitement réservé aux grandes figures dominantes dans d'autres sports. "On n'écrit jamais que Lionel Messi est en train de ruiner le football", a-t-il lancé.
Armstrong a toutefois refusé de faire porter la responsabilité aux seuls spectateurs français, rappelant que le Tour de France attire des supporters venus de toute l'Europe et du monde entier. "Il n'y a pas que des Français au bord des routes", a-t-il souligné. "Il peut y avoir des Danois, des Espagnols ou des Allemands. Les gens viennent du monde entier."
