Route - L'UCI finance son procès contre SRAM avec le budget du projet SafeR
La bataille juridique dans laquelle s'est lancée l'Union Cycliste Internationale n'est pas encore terminée. Alors que'un test sur la limitation des braquets en course devait être testé lors du dernier Tour de Guangxi, en octobre, une plainte de la marque de composants SRAM puis un procès perdu devant l'Autorité Belge de la Concurrence (BCA) avait finalement suspendu la mise en place de ces tests. Mais l'UCI s'apprête désormais à se lancer dans une nouvelle bataille, puisqu'elle avait fait appel de la décision de la BCA et, selon une note obtenue par CyclingNews, elle devrait utiliser les fonds du projet de sécurité SafeR pour financer ce nouveau procès.
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Une situation... pas banale
Pour rappel, l’Autorité belge de la concurrence avait lancé une investigation en septembre sur “l’adoption par l’UCI d’une norme technique limitant le rapport de transmission maximal autorisé dans les épreuves de cyclisme sur route”. Selon l’autorité, la plainte reçue affirme que cette norme “n’est pas objectivement justifiée pour des raisons de sécurité” et qu’elle risque d’avoir “des effets immédiats, discriminatoires et disproportionnés” sur SRAM, en perturbant la concurrence dans l’approvisionnement en transmissions hautes performances et la participation des équipes.
En effet, le fabricant américain SRAM fournit effectivement plusieurs équipes professionnelles, notamment la Visma | Lease a Bike ou encore... CANYON//SRAM zondacrypto. Et c'est justement avec l'équipe américaine que la situation devient cocasse puisque, les fonds du projet SafeR qui devraient être utilisés pour financer le procès contre SRAM proviennent en partie des équipes professionnelles, dont l'équipe de Katarzyna Niewiadoma. Ainsi, comme le résume justement l'un des manager d'équipe : "Ils utilisent des fonds provenant des équipes pour attaquer le sponsor de ces équipes."

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