Route - Jonathan Vaughters : «Ben Healy tire profit de la domination de Pogacar»
Par Christophe MONGAY le 01/01/2026 à 18:41
Jonathan Vaughters, manager de la EF Education - EasyPost, s'est exprimé chez nos confrères de Domestique. Il dresse un constat peu commun quant à la domination de Tadej Pogacar et de ses coéquipiers de l'équipe UAE Team Emirates-XRG. Elle serait bénéfique à son coureur vedette, Ben Healy. L'Irlandais, ne disposant pas d'un punch ravageur ni d'un sprint légendaire, s'épanouit lorsque la course est menée avec un train d'enfer et que les hostilités débutent tôt. Cela correspond parfaitement à ses qualités d'endurance et de résistance.
Vidéo - La réaction de Healy après sa victoire sur le Tour
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"On performe mieux dans les grandes courses"
Jonathan Vaughters dresse un bilan peu commun sur la saison de son équipe : "Nous sommes plus performants dans les courses les plus prestigieuses, sûrement la conséquence de la jeunesse de notre effectif. La régularité vient avec le temps, avec l'expérience, et nous avons l'effectif le plus jeune du WorldTour." L'Américain ne s'est pas contenté de parler de la jeunesse de ses coureurs, il a également loué les bienfaits pour son équipe de l'hyperdomination de l'équipe émiratie : "Pogi aime que son équipe roule fort pour lui et qu'ils prennent les choses en main tôt. On parle beaucoup de ses attaques mais jamais du travail en amont. Lorsque Tadej prend l'initiative, il reste 10-15 coureurs grand maximum, essentiellement des leaders, donc il n'y a personne pour se sacrifier et revenir sur lui. Ben adore ce scénario, parce que ça correspond parfaitement à ses capacités d'endurance et de résistance. Le scénario de Liège-Bastogne-Liège l'illustre parfaitement. Le jour où Pogi sera moins en forme, Ben pourra revenir sur lui au train et potentiellement le distancer."
"La bonne performance de Ben sur le Tour est une anomalie"
Si Tadej Pogacar apprécie avoir une équipe qui lui soit dévouée, notamment sur les Grands Tours, Healy n'aime pas être dans la roue de ses équipiers à se préserver en vue d'un chrono ou d'une montée finale. Il a couru la Grande Boucle comme un coureur de classiques : "Sa 9e place sur le dernier Tour est très surprenante parce qu'il n'a pas couru comme un coureur de Grands Tours. Il perd une dizaine de minutes à Hautacam puis récupère 4 minutes dans une échappée et s'est économisé sur les chronos pour aller chasser des étapes. Résultat, deux jours après le dernier chrono, il se glisse dans une nouvelle échappée et reprend 5 minutes aux favoris au sommet du Ventoux. C'est un coureur d'instinct."

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