Route - Après son premier Giro, direction le Circuit Franco-Belge pour Toon Aerts
Par Jules STEPHO le 10/06/2026 à 11:23
Avant de s'élancer sur le Circuit Franco-Belge, Toon Aerts (Lotto-Intermarché) a accordé un entretien à WielerFlits pour tirer le bilan de son tout premier Tour d'Italie. Malgré un Giro marqué par la scoumoune pour sa formation, le coureur de 32 ans s'est dit ravi de cette expérience qui "lui donne faim de plus". Rassuré par sa condition physique et sa pointe de vitesse après trois semaines éprouvantes, le Belge espère capitaliser sur ce grand tour en vue des classiques du printemps 2027, tout en planifiant minutieusement sa transition estivale vers sa saison de cyclo-cross.
"J'en retire énormément de plaisir de ce Giro"
À l'heure de tirer le bilan de son tout premier Giro, Toon Aerts ne cache pas son bonheur : "C'était une très belle expérience pour moi". Malgré la malchance qui a frappé l'équipe, obligée de finir à quatre après les maladies du départ et la blessure de Lennert van Eetvelt, le Belge a savouré chaque instant. "C'était une situation un peu folle de se retrouver si peu nombreux dans le bus mais les directeurs sportifs ont veillé à ce que nous restions tous motivés". Contrairement à d'autres coureurs qui s'ennuient sur trois semaines, Aerts a adoré la diversité de ses missions au quotidien : "J'ai épaulé Arnaud, j'ai épaulé Lennert, je me suis glissé dans des échappées et j'ai disputé des sprints. Cela faisait que j'avais quelque chose à faire chaque jour, ce n'était pas du tout ennuyeux pour moi". Cette découverte a été une révélation totale pour lui : "J'en retire énormément de plaisir, cela me donne faim de plus et je veux revivre ça plus souvent".
"La mise au point va aussi se tourner doucement vers le cyclo-cross"
Sur le plan physique, ces trois semaines ont balayé toutes ses incertitudes, notamment sur sa capacité à passer les bosses et à faire parler sa pointe de vitesse : "Je ne suis pas le coureur le plus rapide, mais quand les purs topsprinteurs ne sont plus là, je peux encore produire un bon sprint". S'il concède qu'en haute montagne, "c'est plus de la survie", il a été rassuré par sa fraîcheur globale : "Sur les 21 étapes, je n'ai eu qu'un seul vrai jour sans". À 32 ans, il espère désormais capitaliser sur ce grand tour, "surtout en vue du printemps prochain pour les longues classiques". Concernant la suite de sa saison 2026, après le Tour de Belgique et le Championnat national, "la mise au point va aussi se tourner doucement vers le cyclo-cross". L'objectif sera de concilier au mieux les deux disciplines, car "nous devons établir un bon plan d'action pour arriver également très forts au printemps prochain".
